Les promoteurs de la wilaya de Tizi-Ouzou, dans le cadre des dispositifs d’aide Ă l’emploi de jeunes : Cnac, Ansej et Angem se dĂ©battent dans une multitude de problèmes.
C’est du moins ce qui ressort des conclusions Ă©tablies par le collectifs des promoteurs en question. Les promoteurs semblent ne plus pouvoir faire face aux diffĂ©rentes charges qu’il doivent affronter. C’est pourquoi ils revendiquent l’arrĂŞt de ce qu’ils qualifient de harcèlement de la part des banques et des dispositifs. Les concernĂ©s demandent aussi l’Ă©laboration de plans de charge en leur faveur et la crĂ©ation d’un fonds de solidaritĂ© avec les micros entreprises issues de diffĂ©rents dispositifs. Le rĂ´le de ce dernier consistera Ă garantir des crĂ©dits d’exploitation sans intĂ©rĂŞt et sera sous l’Ă©gide des dispositifs concernĂ©s. Il est aussi proposĂ© de rĂ©glementer l’intĂ©gration des microentreprises dans la sous-traitance : « Une chose qui va faciliter l’intĂ©gration des microentreprises tout en prĂ©servant leurs droits aux marchĂ©s de la sous traitance, un cadre oĂą les promoteurs, accompagnĂ©s de patrons privĂ©s plus expĂ©rimentĂ©s seront associĂ©s ».
Les raisons de cette situation somme toute ngative sont nombreuses. Les concernĂ©s citent entre autres l’environnement de travail qui leur est dĂ©favorable. Par exemple, disent-ils, les marchĂ©s publics sont loin de la portĂ©e des microentreprises : « Bien que rĂ©glementĂ©s par le code des soumissions publiques, les marchĂ©s publics rstent loin de la portĂ©e des microentreprise en raison de la complexitĂ© de la satisfaction d’un certain nombre de conditions requises en matière de qualification, de catĂ©gorie, d’expĂ©rience… ». Les promoteurs parlent aussi de marchĂ©s de sous-traitance « escamotĂ©s » par les spĂ©culateurs : « Comment expliquer qu’une petite entreprise vienne en troisième voire en quatrième main, ce qui dĂ©valorise le montant du marchĂ©. L’intervention de ce facteur glisse forcĂ©ment le formel Ă l’informel ». A titre d’exemple, les promoteurs citent le cas d’un de leur confrères du secteur des transports de marchandises contraint de faire le trajet Alger-Oran pour 18.000 DA, un trajet, initialement cotĂ© Ă 36.000 DA au minimum, compte tenu des charges. Il faut noter en outre que les entreprises lancĂ©es dans le cadre des dispositifs citĂ©s plus haut l’ont Ă©tĂ© sans aucune Ă©tude prĂ©alable du marchĂ© de travail. C’est ainsi que l’on s’est retrouvĂ© par exemple avec quinze entreprises de batiment dans un village de trois mille habitants. D’ailleurs, les prix des services imposĂ©s aux microentreprises dĂ©montrent un dĂ©sĂ©quilibre flagrant entre l’offre et la demande. Aussi, les promoteurs soulignent que la diversitĂ© des secteurs d’activitĂ© financĂ©s prĂ©sente une grande difficultĂ© pour les cadres des diffĂ©rents dipositifs  chargĂ©s de l’Ă©tude technico-Ă©conomique qui ne peuvent pas maĂ®triser l’ensemble des domaines, « ce qui rend ces Ă©tudes une simple formalitĂ© administrative ». Selon les concernĂ©s, les besoins de financement des microentreprises dĂ©passent souvent les prĂ©visions de l’Ă©tude rĂ©alisĂ©e au dĂ©part et elles dĂ©coulent de leurs activitĂ©s avec le coĂ»t de dĂ©marrage de l’activitĂ©, achat de la matière première, paiement des charges, paiement des employĂ©s…
Il va sans dire que cette situation de blocage dans laquelle se dĂ©battent les promoteurs dans le cadre des dispositif : Cnac, Ansej et Ansej est tributaire du fait que la majoritĂ© d’entre eux Ă©taient des chĂ´meurs de longue date et sans formation spĂ©cifique pour gĂ©rer une entreprise. Sur le plan financier, il y a lieu de noter que la majoritĂ© des promoteurs de la wilaya de Tizi-Ouzou trouvent d’Ă©normes difficulĂ©s Ă respecter leurs tableaux d’Ă©chĂ©anciers, du moins pour ceux qui peuvent rembourser. Cette situation est due, selon les promoteurs, Ă un manque d’activitĂ© et Ă la masse pesante des charges ainsi qu’au retard dans le traitement des situations par les services concernĂ©s, un retard qui peut coĂ»ter cher au promoteur qui est soumis Ă des pĂ©nalitĂ©s de retard qui peuvent atteindre les sept pour cent.
Pour pouvoir sortir de ce cercle infernal, les promoteurs proposent la prorogation de la durĂ©e de remboursement des Ă©chĂ©anciers bancaires, la bonification des taux d’intĂ©rĂŞt bancaire, la supression des pĂ©nalitĂ©s de retard, la suppression des pĂ©nalitĂ©s des retards des paiements de cotisations Ă la Casnos, Cnas et Cacobat, l’accès au rééchelonnement de la dette sans variation du taux d’intĂ©rĂŞt bonifiĂ© et la revalorisation des modalitĂ©s d’ctroi des locaux. Les promoteurs suggèrent en outre la valorisation des Ă©tudes technico-Ă©conomiques en prenant en compte les facteurs de saturation et des fonds de roulement. Souvent dans l’impasse ou coincĂ©s dans divers engrenages bureaucratiques ou autres, lors de la phase de rĂ©alisation, beaucoup de promoteurs se trouvent privĂ©s de l’attestation d’exonĂ©ration fiscale liĂ©e Ă la phase d’exploitation, de ce fait, les promteurs demandent qu’ils soient rĂ©gulsarisĂ©s envers le dispositif et les services des impĂ´ts. Enfin, ils revendiquent la suppression des droits de dĂ©pĂ´t des comptes sociaux pour les personnes morales.