Le Midi Libre - Culture - Des films-documentaires en avant-premières nationales
Logo midi libre
Edition du 5 Mars 2012



Le Mi-Dit

Caricature Sidou


Archives Archives

Contactez-nous Contacts




Tlemcen capitale de la culture islamique 2011
Des films-documentaires en avant-premières nationales
5 Mars 2012

Dans le cadre de l’Ă©vĂ©nement international «Tlemcen capitale de la culture islamique 2011», le dĂ©partement Patrimoine immatĂ©riel & chorĂ©graphie organise, du 06 au 08 mars 2012, Ă  la maison de la culture Abdelkader-Alloula, Tlemcen, des projections en avant-premières nationales des films-documentaires.

Parmi les documenaires qui seront projetĂ©s il y aura El hawfi, rĂ©alisĂ© par Lotfi Bouchouchi, Si la Kabylie m’Ă©tait contĂ©e, rĂ©alisĂ© par Ramdane Iftini, et Azrar, rĂ©alisĂ© par Halim Sahraoui.
Le premier film documentaire revient sur l’histoire d’un patrimoine : le Hawfi. HĂ©ritier d’une antique tradition poĂ©tique, au croisement de l’Orient et de l’Occident musulman. Le Hawfi participe d’un vaste rĂ©pertoire citadin pan-maghrĂ©bin pratiquĂ© et transmis de mères en filles depuis des gĂ©nĂ©rations. A Tlemcen, il s’est dĂ©veloppĂ© dans un contexte historique et socio-culturel qui lui a confĂ©rĂ© ses spĂ©cificitĂ©s. Aujourd’hui encore, la lĂ©gende de ToĂ»h El Ghrib, l’ermite inspirĂ© des cascades LourĂ®t, nous fait entendre les Ă©chos de la naissance du premier poème. De Bab El Djiâd Ă  Lalla Setti, en passant par le MĂ©chouar des rois ziyanides et le sanctuaire d’El-Eubbâd (ou repose le qotb du soufisme maghrĂ©bin, Sidi BoumĂ©diane), c’est Ă  une passionnante traversĂ©e de l’espace et du temps que nous convie ce documentaire sur la mĂ©moire patrimoniale d’une des plus anciennes capitales du Maghreb. IllustrĂ©es par les textes magistralement interprĂ©tĂ©s par Lila Borsali, les analyses de quelques-uns parmi les meilleurs spĂ©cialistes et universitaires permettent de mieux comprendre les caractĂ©ristiques littĂ©raires, musicales et les Ă©volutions socio-culturelles du Hawfi tlemcĂ©nien.
Puis vient le tour de la rĂ©alisation de Ramdane Iftini. Ce documentaire fiction, d’une durĂ©e de 90 mn, nous fait dĂ©couvrir les chants accompagnant les rites et la vie quotidienne en Kabylie ; chaque peuple a sa culture qui lui vient du fond des âges et le chant rythme l’activitĂ© humaine comme les saisons rythment la nature. C’est par la culture que les peuplent disent leurs joies et leurs peines. Chaque sociĂ©tĂ© trouve dans le chant et dans la poĂ©sie le moyen d’exprimer son ressenti et ses sentiments. Comme tous les arts, le chant est le reflet d’une sociĂ©tĂ© et de son Ă©volution. Il est un appel, Ă©mouvant ou dĂ©sespĂ©rĂ©, il exhorte et incite Ă  la joie, au travail ; il est un sujet de dĂ©votion et de mĂ©diation. Les voix humaines se mĂŞlent, s’entremĂŞlent, se nouent comme se nouent les racines des oliviers sĂ©culaires, et le chant enracinĂ© s’Ă©lève pour porter parole, tel un souffle gĂ©nĂ©rique colorant la multitude ; et depuis la nuit des temps en Kabylie, tous les Ă©vĂ©nements de la vie sont marquĂ©s par une cĂ©rĂ©monie. Ils sont cĂ©lĂ©brĂ©s et souvent chantĂ©s. Quel que soit son objet, art profane ou sacrĂ©, acte culturel ou divertissement, le chant en Kabylie peut se rĂ©clamer d’un geste vocalisĂ© ou incantatoire. C’est par le chant que la voix traduit ce que dessine la main sur la pierre, sur la poterie et sur le corps : c’est le tatouage, c’est le signe… Le chant est un cri ; il est l’espoir incarnĂ©. Enfin, le dernier documentaire revient Ă©galement sur notre patrimoine ancestral sauvegardĂ© par les femmes algĂ©riennes. Collier de perles, une mĂ©taphore chère Ă  Athmane ; pour ce jeune journaliste reporter, ces femmes sont de vĂ©ritables gardiennes du patrimoine musical ancestral. Afin de reconstituer ce collier, la camĂ©ra suit Athmane durant son pĂ©riple qui le mènera Ă  travers les quatre coins du pays : BĂ©char, Adrar, Tamanrasset, Ouargla, Annaba puis Alger. A chaque Ă©tape Athmane enregistre des Ă©chantillons variĂ©s des musiques traditionnelles locales comme le gnaoui avec Hasna El-Becharia. Challali avec Messaouda Daho, l’imzad avec Khaoulen, le tindi avec Lalla Badi Lalla et tibugharin de Kabylie avec Hadja Cherifa. Aussi, Athmane nous fait dĂ©couvrir certains rituels en voie de disparition tel que celui de dĂ©senvoutement appelĂ© «l’Aârbun» Ă  Annaba ou la Tikouka, une longue et riche cĂ©rĂ©monie de mariage de plus de sept jours dans la rĂ©gion de Ouargla.

Par : Kahina Hammoudi

L'édition du jour
en PDF
Le Journal en PDF
Archives PDF

El Djadel en PDF
El-Djadel en PDF

Copyright © 2007 Midilibre. All rights reserved.Archives
Conception et réalisation Alstel