Les huileries de la wilaya de Tizi-Ouzou, au nombre de quelque 460 unitĂ©s, se doivent, pour celles qui n’en disposent pas, de s’Ă©quiper d’un système de traitement de leurs rejets ou de procĂ©der, selon le cas, Ă la mise en conformitĂ© du système mis en place, rappelle la direction locale de l’Environnement. ConsidĂ©rant l’impact de l’activitĂ© olĂ©icole sur l’environnement en cette pĂ©riode de transformation des rĂ©coltes d’olives, le directeur de l’Environnement a indiquĂ© que ces Ă©tablissements classĂ©s (huileries) sont tenus, par les dispositions rĂ©glementaires en vigueur, de se doter d’un système de "neutralisation des substances Ă forte teneur de toxicitĂ© contenues dans les margines et les grignons rĂ©sultant de la trituration des olives, par l’adoption du procĂ©dĂ© de lagunage ou de rĂ©alisation de bassin de dĂ©cantation", a expliquĂ© le responsable. Ce système de traitement de ces dĂ©chets olĂ©icoles participe, selon M. Kebache Mustapha, d’une "dĂ©marche globale de prĂ©servation de l’environnement, notamment les nappes phrĂ©atiques des cours d’eau, connus pour avoir Ă©tĂ© un certain temps le lieu oĂą se dĂ©versaient, Ă l’Ă©tat brut, ces matĂ©riaux", a relevĂ© le mĂŞme directeur.
Pour faire d’une pierre deux coups, ce responsable a suggĂ©rĂ© Ă©galement aux industriels et aux agriculteurs "d’investir dans la rĂ©cupĂ©ration de ces deux matĂ©riaux pour des usages rentables, tels que l’utilisation de la margine comme fertilisant des sols ou pour la fabrication des savons, alors que le grignon peut ĂŞtre utilisĂ© comme adjuvant dans l’alimentation du bĂ©tail ou comme combustible", a assurĂ© M. Kebache.
Il a rappelĂ© que les huileries ne disposant pas d’un système d’Ă©puration ou dont le système n’est pas conforme aux normes "sont passibles de suspension d’activitĂ© jusqu’Ă leur mise en conformitĂ© avec la rĂ©glementation, de mĂŞme que les tenanciers de ces unitĂ©s de transformation sont tenus, durant toute la campagne olĂ©icole, de fournir un bulletin mensuel de contrĂ´le de leur dispositif pour s’assurer de la fiabilitĂ© de celui-ci", a insistĂ© le directeur de l’environnemenr.