L’obĂ©sitĂ© est une maladie en plein dĂ©veloppement Ă tel point que l’OMS place actuellement sa prĂ©vention et sa prise en charge comme une prioritĂ© dans le domaine de la pathologie nutritionnelle.
L’obĂ©sitĂ© est un "Ă©tat caractĂ©risĂ© par un excès de masse adipeuse rĂ©parti de façon gĂ©nĂ©ralisĂ©e dans les diverses zones grasses de l’organisme" (dĂ©finition extraite du Dictionnaire de MĂ©decine Flammarion). Le plus souvent, l’obĂ©sitĂ© est apprĂ©ciĂ©e par le poids mais il faut noter qu’il n’y a pas de stricte Ă©quivalence entre poids et obĂ©sitĂ©, puisque dans le poids interviennent, outre la masse grasse, le tissu osseux, l’eau et le muscle.
L’obĂ©sitĂ© est dĂ©finie par un Indice de Masse Corporelle (IMC) ou Body Mass Index (BMI). L’IMC est calculĂ© en divisant le poids de la personne par le carrĂ© de sa taille (kg/m2). Si cet indice est supĂ©rieur ou Ă©gal Ă 30, l’individu est considĂ©rĂ© comme obèse. Entre 25 et 30, on parle de prĂ©obĂ©sitĂ©. A partir de 40 kg/m2, on parle d’obĂ©sitĂ© morbide. C’est le seuil Ă partir duquel on risque de voir apparaĂ®tre une morbiditĂ© secondaire Ă diffĂ©rents types de complications. L’obĂ©sitĂ© est devenue la première maladie non infectieuse de l’Histoire. C’est une vĂ©ritable Ă©pidĂ©mie qui frappe aussi bien les pays industrialisĂ©s que les pays en voie de dĂ©veloppement. L’Organisation mondiale de la santĂ© place actuellement sa prĂ©vention et sa prise en charge comme une prioritĂ© dans le domaine de la pathologie nutritionnelle.
Sur 6 milliards d’individus, 3 milliards sont sous-alimentĂ©s et les autres sont en train de devenir obèses. Le mode de vie sĂ©dentaire est un facteur important : la forte rĂ©duction de l’activitĂ© physique due au dĂ©veloppement des transports (voiture, transports en commun, ascenseurs...), des nouvelles technologies (tĂ©lĂ©commandes, tĂ©lĂ©vision, ordinateurs,...) ne permet pas d’Ă©quilibrer le bilan Ă©nergĂ©tique.
L’abondance alimentaire n’a pas nĂ©cessairement occasionnĂ© une hausse des apports Ă©nergĂ©tiques qui expliquerait la pandĂ©mie de l’obĂ©sitĂ©. Il a Ă©tĂ© constatĂ© Ă l’heure actuelle une baisse des apports Ă©nergĂ©tiques journaliers qui reste toutefois supĂ©rieure aux dĂ©penses Ă©nergĂ©tiques journalières. C’est ce dernier Ă©lĂ©ment qui reste un facteur d’obĂ©sitĂ©.