1870 Naissance de la IIIe République
Dans la nuit du 3 au 4 septembre 1870, les Parisiens apprennent que NapolĂ©on III a Ă©tĂ© fait prisonnier par les Prussiens Ă Sedan. Dès l’annonce de la dĂ©faite, les dĂ©putĂ©s renoncent Ă confier la rĂ©gence Ă l’impĂ©ratrice EugĂ©nie, confinĂ©e au palais des Tuileries, et commencent Ă prĂ©parer la dĂ©chĂ©ance de NapolĂ©on. Le corps lĂ©gislatif se rĂ©unit Ă 1h du matin. La foule envahit le Palais Bourbon. Gambetta et Jules Favre parviennent Ă entraĂ®ner les manifestants Ă l’HĂ´tel de Ville oĂą siègent dĂ©jĂ les rĂ©volutionnaires, bien dĂ©cidĂ©s Ă former un gouvernement. Mais la tentative est dĂ©jouĂ©e, Favre et Gambetta font plĂ©bisciter la nomination du GĂ©nĂ©ral Trochu comme gouverneur de Paris et forment un gouvernement modĂ©rĂ© de DĂ©fense nationale. Les ministres sont immĂ©diatement nommĂ©s : Gambetta (IntĂ©rieur), Favre (Affaires Ă©trangères)... Etienne Arago est nommĂ© maire de Paris, chargĂ© de dĂ©signer les maires des arrondissements : Carnot dans le 8ème, Clemenceau dans le 18ème. La RĂ©publique est proclamĂ©e aux Tuileries.
1886 Reddition du chef apache Geronimo
NĂ© en Arizona en juin 1829, Geronimo appartient Ă la tribu des Chiricahua dont il devient le chef respectĂ© par tous. A l’Ă©tĂ© 1858, en l’absence des guerriers, les Mexicains attaquent le camp de Geronimo et massacrent femmes et enfants. Geronimo perd sa mère, sa femme et ses trois enfants. Dès lors, le chef apache et ses guerriers enchaĂ®nent raid sur raid cĂ´tĂ© mexicain et amĂ©ricain. La guĂ©rilla apache fait rage dans le Sud-Ouest amĂ©ricain entre 1862 et 1872. DĂ©portĂ© dans une rĂ©serve une première fois, il reprend ses attaques en 1885. On lance 5000 hommes pour traquer 36 Apaches. TraquĂ© et pourchassĂ©, Geronimo se rend le 4 septembre 1886 et dĂ©pose enfin les armes. Les AmĂ©ricains ne l’auraient jamais capturĂ© s’ils n’avaient pas utilisĂ© des Ă©claireurs Apaches, c’est-Ă -dire des Indiens qui trahissant la cause de leurs propres frères. Geronimo sera pris par traĂ®trise. On le convoque Ă une rĂ©union, soit disant pour discuter d’un nouveau traitĂ©. En rĂ©alitĂ©, on vient l’arrĂŞter. Il est considĂ©rĂ© comme un prisonnier de guerre. On le trompe sur l’endroit oĂą on va le conduire. Par fatigue peut-ĂŞtre, il accepte au lieu de s’enfuir. Il est emmenĂ© par train (voir photo) avec les siens dans une rĂ©serve en Floride. Les Apaches, qui n’Ă©taient pas habituĂ©s Ă ces nouvelles conditions climatiques, meurent comme des mouches. Au point qu’on les transfère dans une autre rĂ©serve. Geronimo a Ă©tĂ© condamnĂ© Ă ĂŞtre Ă©loignĂ© pendant deux ans de son territoire d’origine. Il n’y revient jamais. Il meurt plus de vingt ans plus tard, le 17 fĂ©vrier 1809 Ă l’âge de 80 ans. Avec lui disparaĂ®t un des symboles les plus forts de la rĂ©sistance Ă l’envahisseur amĂ©ricain
1948 La reine Wilhelmine de Hollande abdique
La reine Wilhelmine de Hollande abdique pour raisons de santé en faveur de sa fille, Juliana. Depuis déjà quelques mois la princesse Juliana jouait le rôle de régente et remplaçait sa mère malade.
1970 Salvador Allende est élu
président de la République chilienne
Salvador Allende obtient 36,30 % des voix Ă l’Ă©lection prĂ©sidentielle. Après son Ă©lection, Salvador Allende entreprend de mettre en application son programme socialiste au Chili. Ce programme consiste en la nationalisation Ă grande Ă©chelle de certaines industries (notamment le cuivre, principale exportation du Chili), la rĂ©forme du système de santĂ©, le blocage des prix, l’augmentation des salaires de 40 Ă 60 % la poursuite des rĂ©formes du système d’Ă©ducation entreprises par son prĂ©dĂ©cesseur Eduardo Montalva Frei, un programme de lait gratuit pour des enfants (Ă raison d’un demi litre de lait par jour et par bĂ©bĂ©), et d’une tentative de rĂ©forme agraire. Ces dĂ©cisions irritent une partie de la classe moyenne et la majoritĂ© des classes supĂ©rieures, et le gouvernement amĂ©ricain. La dĂ©tĂ©rioration de la situation Ă©conomique et l’hostilitĂ© de la haute classe et des forces armĂ©es soutenues par la CIA dĂ©boucheront, trois ans plus tard, sur le coup d’Ă©tat menĂ© par le gĂ©nĂ©ral Pinochet. Il se suicide ou a Ă©tĂ© assassinĂ© le 11 sept. 1973
1998 Jean Kambanda
reconnu coupable
Le Tribunal pĂ©nal international sur les crimes au Rwanda (TPR) condamne Ă la prison Ă vie pour gĂ©nocide l’ancien Premier ministre rwandais, Jean Kambanda, reconnu coupable d’avoir fait tuer plus de 500 000 Rwandais en 1994.