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Edition du 15 Aoűt 2011



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Tébessa
«Esseffa» remplace la pâtisserie orientale
15 Aoűt 2011

"Esseffa", plat traditionnel sucrĂ© Ă  base de couscous fin, appelĂ© "mesfouf" dans d’autres rĂ©gions du pays, remplace dĂ©sormais Ă  TĂ©bessa la pâtisserie orientale, lors des soirĂ©es du Ramadhan entre famille.
La meĂŻda des veillĂ©es du Ramadhan, naguère garnie d’une thĂ©ière et d’un plateau de zlabia ou de chamia, comporte aujourd’hui un grand plat de "esseffa", des fruits de saison, notamment des quartiers de pastèque, des bols de lait caillĂ© (raĂŻb) ou de leben, dont les prix sont Ă  la portĂ©e des petites bourses, contrairement Ă  ceux des prix des gâteaux orientaux.
Selon Aboud KhemaĂŻssia, ancien pâtissier de la rĂ©gion, le plat d’"esseffa" "authentiquement traditionnel" est prĂ©parĂ© avec du beurre extrait de lait de brebis, du miel ou du sucre brun si possible, du couscous très fin et des raisins secs trempĂ©s. Il est garni, une fois servi, de fromage traditionnel frais "djeben", offrant aux jeĂ»neurs un nombre suffisant de protĂ©ines. La pastèque, elle, ainsi que le "z’bib"’ (raisin sec), facilitent la digestion, soutient Aboud. Un autre citoyen, Salah Z., retraitĂ©, affirme pour sa part que le plat de "esseffa" Ă©pargne aux jeĂ»neurs les complications rĂ©sultant des matières grasses contenues dans la pâtisserie orientale, surtout pour les gens souffrant de maladies gastriques. Les fabricants de pâtisserie orientale utilisent souvent, ici Ă  TĂ©bessa, selon lui, des huiles importĂ©es en vrac, sans se soucier de leur date de pĂ©remption. Une huile Ă©galement utilisĂ©e plusieurs fois pour la cuisson, ce qui la rend pratiquement impropre Ă  la consommation. En outre "esseffa"’ est tolĂ©rĂ©e par les diabĂ©tiques qui doivent maĂ®triser la quantitĂ© de glucose consommĂ©e le long des soirĂ©es, sachant que des familles utilisent parfois du miel pour assaisonner ce dĂ©licieux couscous.
De coutume, les soirĂ©es du Ramadhan sont organisĂ©es après les prières surĂ©rogatoires "tarawih". Traditionnellement, les voisins ou les amis s’attablent autour de tasses de thĂ© accompagnĂ©es de cacahuètes grillĂ©es, avant que ne leur soit servie "esseffa" accompagnĂ©e de lait fermier ou du leben, et des fruits frais, dans des plats de circonstance. Ce plat est toujours servi, Ă©galement, lors des fĂŞtes, ou offert Ă  des invitĂ©s en signe de bienvenue. "Esseffa", plat traditionnel sucrĂ© Ă  base de couscous fin, appelĂ© "mesfouf" dans d’autres rĂ©gions du pays, remplace dĂ©sormais Ă  TĂ©bessa la pâtisserie orientale, lors des soirĂ©es du Ramadhan entre famille.
La meĂŻda des veillĂ©es du Ramadhan, naguère garnie d’une thĂ©ière et d’un plateau de zlabia ou de chamia, comporte aujourd’hui un grand plat de "esseffa", des fruits de saison, notamment des quartiers de pastèque, des bols de lait caillĂ© (raĂŻb) ou de leben, dont les prix sont Ă  la portĂ©e des petites bourses, contrairement Ă  ceux des prix des gâteaux orientaux.
Selon Aboud KhemaĂŻssia, ancien pâtissier de la rĂ©gion, le plat d’"esseffa" "authentiquement traditionnel" est prĂ©parĂ© avec du beurre extrait de lait de brebis, du miel ou du sucre brun si possible, du couscous très fin et des raisins secs trempĂ©s. Il est garni, une fois servi, de fromage traditionnel frais "djeben", offrant aux jeĂ»neurs un nombre suffisant de protĂ©ines. La pastèque, elle, ainsi que le "z’bib"’ (raisin sec), facilitent la digestion, soutient Aboud. Un autre citoyen, Salah Z., retraitĂ©, affirme pour sa part que le plat de "esseffa" Ă©pargne aux jeĂ»neurs les complications rĂ©sultant des matières grasses contenues dans la pâtisserie orientale, surtout pour les gens souffrant de maladies gastriques. Les fabricants de pâtisserie orientale utilisent souvent, ici Ă  TĂ©bessa, selon lui, des huiles importĂ©es en vrac, sans se soucier de leur date de pĂ©remption. Une huile Ă©galement utilisĂ©e plusieurs fois pour la cuisson, ce qui la rend pratiquement impropre Ă  la consommation. En outre "esseffa"’ est tolĂ©rĂ©e par les diabĂ©tiques qui doivent maĂ®triser la quantitĂ© de glucose consommĂ©e le long des soirĂ©es, sachant que des familles utilisent parfois du miel pour assaisonner ce dĂ©licieux couscous.
De coutume, les soirĂ©es du Ramadhan sont organisĂ©es après les prières surĂ©rogatoires "tarawih". Traditionnellement, les voisins ou les amis s’attablent autour de tasses de thĂ© accompagnĂ©es de cacahuètes grillĂ©es, avant que ne leur soit servie "esseffa" accompagnĂ©e de lait fermier ou du leben, et des fruits frais, dans des plats de circonstance. Ce plat est toujours servi, Ă©galement, lors des fĂŞtes, ou offert Ă  des invitĂ©s en signe de bienvenue.

Par : APS

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