La prĂ©paration du Ramadhan commence par un examen de conscience pour constater sa propre nĂ©gligence dans la rĂ©alisation des exigences des deux attestations et dans l’accomplissement des obligations et l’abandon des sources de plaisir inutile ou suspect.
Le fidèle doit Ă©valuer sa conduite afin que le Ramadhan marque une accĂ©lĂ©ration de sa progression dans la foi. Car celle-ci peut augmenter ou diminuer ; l’obĂ©issance l’augmente et la dĂ©sobĂ©issance l’affaiblit. L’obĂ©issance commence par la rĂ©alisation de la vraie servitude envers Allah, exaltĂ© soit-Il. Cela est marquĂ© par la croyance ferme qu’Allah est le Seul Qui mĂ©rite vraiment d’ĂŞtre adorĂ© et Qui mĂ©rite qu’on Lui consacrant toute forme d’adoration sans rien Lui associer en cela. Cette servitude exige aussi de nous une totale conviction que ce qui nous arrive ne pourrait pas ne pas nous arriver et ce qui nous a ratĂ©s ne pourrait pas nous atteindre puisque tout est prĂ©dĂ©terminĂ©.
Nous devons nous abstenir de tout ce qui s’oppose Ă la rĂ©alisation des deux attestations et nous devons Ă©viter d’introduire des innovations dans la religion. Nous devons aussi et rĂ©affirmer notre alliance et notre dĂ©saveu en nous alliant avec les croyants et dĂ©clarant notre hostilitĂ© aux infidèles et hypocrites. Nous devons Ă©prouver de la joie quand les musulmans remportent une victoire contre leurs ennemis, suivre l’exemple du Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) et celui de ses nobles Compagnons et appliquer Sa Sunna et celle des califes bien guidĂ©s qui lui ont succĂ©dĂ©. Nous devons aimer la Sunna et ceux qui l’appliquent et la dĂ©fendre dans les temps et dans toutes les circonstances.
Faire son examen de conscience
Nous devons faire notre propre examen de conscience pour la nĂ©gligence que nous manifestons dans les pratiques rituelles comme l’accomplissement des prières en groupe, le rappel d’Allah, le Puissant et Majestueux, le respect des droits du voisin des proches et des autres musulmans. Il en est de mĂŞme de notre laxisme relatif Ă la recommandation du bien, Ă l’interdiction du mal, Ă la recommandation mutuelle de la vĂ©ritĂ©, Ă la persĂ©vĂ©rance en cela, Ă la persistance dans l’abandon des mauvais actes et dans l’accomplissement des actes cultuels et l’endurance face aux dĂ©crets d’Allah le Puissant et Majestueux.
L’examen de conscience doit encore concerner les actes de dĂ©sobĂ©issance et l’acharnement aux plaisirs. Il s’agit alors de cesser tout acte de dĂ©sobĂ©issance majeur ou vĂ©niel ; qu’il soit accompli Ă l’aide de l’Ĺ“il comme un regard portĂ© sur un objet interdit ou par l’oreille comme l’Ă©coute de la musique ou par le pied comme la marche vers ce qu’Allah le Puissant et Majestueux n’agrĂ©e pas ou par les mains comme leur usage contraire Ă l’agrĂ©ment d’Allah ou la bouche comme la consommation de ce qu’Allah a rendu illicite comme le fruit de l’usure ou de la corruption ou d’autres revenus qui entrent dans la rubrique : spoliation des biens d’autrui.
Allah tend la main Ă ceux qui se repentent
Nous devrions avoir prĂ©sent Ă l’esprit qu’Allah tend la main le jour pour permettre au pĂ©cheur de la nuit de se repentir et tend la main la nuit pour permettre au pĂ©cheur du jour de se repentir. A ce propos, Allah le Très Haut dit (sens des versets):
«- Et concourez au pardon de votre Seigneur, et Ă un Jardin (paradis) large comme les cieux et la terre, prĂ©parĂ© pour les pieux, - qui dĂ©pensent dans l’ aisance et dans l’ adversitĂ©, qui dominent leur rage et pardonnent Ă autrui - car Allah aime les bienfaisants - et pour ceux qui, s’ ils ont commis quelque turpitude ou causĂ© quelque prĂ©judice Ă leurs propres âmes (en dĂ©sobĂ©issant Ă Allah), se souviennent d’ Allah et demandent pardon pour leurs pĂ©chĂ©s - et qui est - ce qui pardonne les pĂ©chĂ©s sinon Allah? - et qui ne persistent pas sciemment dans le mal qu’ils ont fait. - Ceux-lĂ ont pour rĂ©compense le pardon de leur Seigneur, ainsi que les Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, pour y demeurer Ă©ternellement. Comme est beau le salaire de ceux qui font le bien! » (Coran : 3/133-136) « - Dis : "Ă” Mes serviteurs qui avez commis des excès Ă votre propre dĂ©triment, ne dĂ©sespĂ©rez pas de la misĂ©ricorde d’Allah. Car Allah pardonne tous les pĂ©chĂ©s. Oui, c’est Lui le Pardonneur, le Très MisĂ©ricordieux." (Coran, 39 :53 ) et :
« Quiconque agit mal ou fait du tort Ă lui-mĂŞme, puis aussitĂ´t implore d’Allah le pardon, trouvera Allah Pardonneur et MisĂ©ricordieux. » (Coran : 4/110).
C’est avec cet examen de conscience, avec ce repentir et cette imploration du pardon que nous devrions accueillir le mois de Ramadan : « Le vrai intelligent est celui qui se maĂ®trise et Ĺ“uvre pour prĂ©parer la mort. L’incapable est celui qui s’adonne Ă la passion et souhaite tout obtenir d’Allah.»
Le pardon, un acte de foi
Le mois de Ramadhan est certes un mois de profits et de gains. Le commerçant averti saisit les opportunitĂ©s pour augmenter son capital. Profitons donc de ce mois grâce Ă la dĂ©votion par la multiplication des prières, la lecture du Coran, le pardon aux autres, la bienfaisance Ă leur Ă©gard et la distribution d’aumĂ´nes aux pauvres.Dans le mois de Ramadhan, on ouvre les portes du paradis, ferme les portes de l’enfer, enchaĂ®ne les dĂ©mons et lance chaque nuit cet appel : Ă´ celui qui cherche le bien ! Avance. Ă” celui qui cherche le mal ! Recule.
Soyons de bons serviteurs d’Allah fidèles Ă la tradition des ancĂŞtres pieux et guidĂ©s par la Sunna de notre Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) de sorte Ă obtenir Ă la fin de ce mois bĂ©ni le pardon de tous nos pĂ©chĂ©s et l’exaucement de nos vĹ“ux et l’acceptation de toutes nos bonnes Ĺ“uvres.Sachons que le Ramadhan est le meilleur des mois. Ibn al-Qayyim dit : « La comparaison des choses créées par Allah amène Ă prĂ©fĂ©rer le Ramadan Ă tous les autres mois et ses dix dernières nuits Ă toutes les autres nuit.» (Voir Zad al-m’aad, 1/56)