La romancière sénégalaise Fama Diagne Sène est la lauréate 2011 du Prix biennal Tchicaya U Tam’ si. Désignée francophone féminine, elle partage le prix avec le Marocain Mehdi Akhrif, arabophone masculin.
Les lauréats de la septième édition du Prix biennal Tchicaya U Tam’si de la poésie africaine sont désormais connus. Il s’agit des romanciers Fama Diagne Sène du Sénégal et Mehdi Akhrif du Maroc, proclamés respectivement francophone féminine et arabophone masculin. Désignés par le jury international présidé cette année par l’écrivain sénégalais Alioune Badara Bèye qui est aussi président des l’Association des écrivains du Sénégal (AES) et de la Fédération des écrivains de langue française, les heureux vainqueurs se verront remettre la somme de dix mille dollars US, qui sera partagé en deux parts égales. Femme de Lettres sénégalaise, Fama Diagne Sène qui a fait ses études à l’Institut universitaire de formation des maîtres de Bonneuil (France) à eu à enseigner l’histoire, la géographie et le français. Férue de livre et de lecture, elle gagne en 1997, le Grand Prix de la Présidence. Ecrivaine-poétesse, elle publie plusieurs ouvrages, notamment Le chant des ténèbres, Humanité ou encore La momie d’Almamya.
Poète, écrivain, traducteur, Mehdi Akhrif, à l’image de Fama Diagne Sène, est un passionné de littérature. Membre de l’Union des Ecrivains du Maroc, il est l’auteur de plusieurs écrits, Premier amour, La porte de la mer, Ciel-bas, Bruits au bord de l’aube, Blancheurs, Relatos, Balcon, La tombe d’Hélène ou encore Premier soleil.
Créé par l’ancien ministre marocain de la Culture, Mohammed Benaïssa, en hommage à la mémoire du poète-écrivain congolais Tchicaya U Tam’si, ce prix a pour but de récompenser « les talents prometteurs, qui se distinguent à travers un recueil ou d’autres ouvrages publiés et dont l’apport permet d’ouvrir d’autres horizons dans cette discipline et est à même de mettre en exergue l’importance de cette poésie dans la vie… ».
Remis pour la première fois en 1989 au poète mauricien Edward J. Maunick, le prix qui est décerné tous les deux ans, compte parmi ses lauréats, René Dupestre d’Haïti (1991), Mazini Kunene d’Afrique du Sud (1993), Ahmed Abdel Mo’ti Higazi d’Egypte (1996), Jean-Baptiste Loutard du Congo (1998), Vera Duarte du Cap-Vert (2001), Nini Osundare du Nigéria (2008).