Les diffĂ©rentes agences postales de la wilaya de Tizi-Ouzou sont prises d’assaut depuis lundi dernier, après la levĂ©e de la grève des postiers. Dès la première heure lundi, des queues interminables se sont formĂ©es au niveau de toutes les agences, notamment celles du centre- ville qui ont vu des centaines de citoyens dĂ©filer sur les diffĂ©rents guichets.
Aussi bien au niveau de la poste centrale que de la poste Chikhi, la situation Ă©tait identique et une anarchie indescriptible a caractĂ©risĂ© cette reprise. Une bonne partie de la clientèle avait les nerfs Ă fleur de peau car il faut dire que la grève des postiers les a sĂ©rieusement pĂ©nalisĂ©s d’autant plus que les citoyens ne sont pas habituĂ©s Ă ce genre d’actions.
Ă€ notre arrivĂ©e au niveau de la poste Chikhi, la situation Ă©tait dĂ©jĂ tendue avec, notamment, l’absence d’une climatisation au niveau de la salle oĂą le public attendait, suffocant sous l’effet de la chaleur intenable. Seul le bureau des guichets Ă©tait climatisĂ©. Cette chaleur suffocante Ă l’intĂ©rieur de la poste, pourtant très spacieuse, n’a fait qu’attiser la tension. Plusieurs altercations verbales ont Ă©clatĂ© entre les diffĂ©rents clients qui faisaient la queue. La goutte qui faisait dĂ©border le vase Ă chaque fois Ă©tait lorsqu’un client tentait de "brĂ»ler" la chaĂ®ne. Ce geste indĂ©licat engendrait Ă chaque reprise un tollĂ© gĂ©nĂ©ral. Les commentaires des citoyens allaient bon train. «Si nous versons aujourd’hui la mensualitĂ© du crĂ©dit CETELEM, devrons-nous payer des pĂ©nalitĂ©s», ne cessent de se demander les clients. Certains tentaient de donner des rĂ©ponses nĂ©gatives en l’absence d’informations fiables. D’autres clients s’indignaient sur le fait qu’un service minimum n’ait pas Ă©tĂ© assurĂ© durant toute la pĂ©riode du dĂ©brayage. Quant aux travailleurs de la poste, il faut reconnaĂ®tre qu’ils ont travaillĂ© d’arrache-pied et de bon cĹ“ur pour satisfaire l’ensemble des clients. Toute l’Ă©quipe de la poste Chikhi, ainsi que les responsables, ont mis la main Ă la pâte pour ne laisser aucun client repartir bredouille. MalgrĂ© les pressions exercĂ©es par une bonne partie des clients, les employĂ©s de l’agence ont su garder leur sang-froid et se sont montrĂ©s très comprĂ©hensifs Ă l’Ă©gard des citoyens prĂ©sents ce jour et qui sont dans leur grande majoritĂ© des fonctionnaires tous secteurs confondus.
Par : L. B.