Caricature Sidou
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| El Hadi Ould Ali, directeur de la culture |
| «Un moment de joie retrouvée» |
| 20 Avril 2011 |
«Le printemps du combat pour les libertĂ©s, l’identitĂ© et l’Etat de droit se confirme chaque jour davantage, comme un repère incontournable dans la lutte des AlgĂ©riens pour le recouvrement de leur histoire», a soulignĂ© El Hadi Ould Ali, directeur de la culture de la wilaya de Tizi-Ouzou et prĂ©sident du Mouvement culturel berbère depuis 1994. Ce dernier a prĂ©cisĂ© qu’il n’y a absolument aucune contradiction d’ĂŞtre militant de la cause berbère et commis de l’Etat. Il a Ă cet effet rappelĂ© que l’Etat et, notamment le ministère de la Culture, ne mĂ©nage aucun effort pour accompagner les associations qui Ĺ“uvrent Ă la promotion de la culture amazighe. Rebondissant sur le 20 avril, El Hadi Ould Ali, qui a animĂ© une confĂ©rence de presse Ă l’hĂ´tel Lala Khedidja de Tizi-Ouzou, a soulignĂ© que cette date charnière rappelle, Ă chaque instant, les sacrifices de plusieurs gĂ©nĂ©rations dans leur lutte pour une AlgĂ©rie moderne et dĂ©mocratique et indique pour l’avenir les voies Ă suivre pour capitaliser les acquis, les renforcer pour les pĂ©renniser : «N’est-ce pas lĂ la leçon d’avril qui a inspirĂ© d’autres combats d’avant-garde qui ont forgĂ© le destin inachevĂ© mais Ă´ combien cher de notre pays. Ainsi, le combat a abouti Ă une consĂ©cration de tamazight comme langue nationale le 8 avril 2002». L’orateur a ajoutĂ© que l’AlgĂ©rie, Etat et nation, se renouvelle et aspire Ă de nouvelles perspectives et les jeunes gĂ©nĂ©rations doivent trouver dans ce repère identitaire un vĂ©ritable gisement qui inspirerait leurs combats et leurs luttes. «La sĂ©rĂ©nitĂ© qui a caractĂ©risĂ© le militantisme identitaire doit prĂ©sider aux autres luttes. La langue du dialogue et de la comprĂ©hension mutuelle doivent ĂŞtre les vertus de notre destin commun», a expliquĂ© Ould Ali en insistant que l’anniversaire du printemps berbère doit ĂŞtre un moment d’hommage, de bilan et de perspectives : d’hommage Ă toutes celles et ceux qui se sont sacrifiĂ©s pour l’idĂ©al identitaire et rĂ©publicain ; de bilan pour mesurer le parcours, les rĂ©alisations, les acquis mais aussi les dĂ©faillances et les responsabilitĂ©s, sans haine ni complaisance ; et enfin de perspectives pour dessiner une nouvelle stratĂ©gie de lutte fondĂ©e sur une dĂ©marche fĂ©dĂ©ratrice des Ă©nergies positives et constructives. Le confĂ©rencier rappelle que l’enseignement de tamazight, qui demeure un registre important sur lequel est fondĂ©e la stratĂ©gie de prĂ©servation et de vulgarisation de la langue amazighe, doit ĂŞtre gĂ©nĂ©ralisĂ© et rendu obligatoire au niveau de tout le territoire national : «Nous exhortons les dĂ©membrements rĂ©gionaux et locaux du ministère de l’Education Ă redoubler d’efforts pour rendre effective cette aspiration lĂ©gitime de tout le peuple algĂ©rien.» El Hadi Ould Ali rappelle qu’aujourd’hui des rĂ©alisations palpables sont lĂ : des manifestations culturelles amazighes dans les domaines cinĂ©matographique et artistique sont institutionnalisĂ©es, une chaĂ®ne de tĂ©lĂ©vision d’expression amazighe, des radios locales et des dĂ©partements universitaires vulgarisent et consolident les assises de la culture amazighe et bien d’autres acquis sont atteints et d’autres mĂ©ritent que l’on s’y efforce. Enfin, l’intervenant a appelĂ© l’ensemble des associations, des acteurs de la sociĂ©tĂ© civile et les militants de tout bord Ă faire de la cĂ©lĂ©bration du Printemps berbère de cette annĂ©e un moment d’union, de communion et de joie retrouvĂ©e.
Par : L. B.
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