Tassaadit, Yamina, Nihad, des exemples de femmes qui ont rĂ©ussi Ă occuper des places dans le monde du travail en investissant avec succès et dĂ©termination dans des crĂ©neaux Ă©conomiques. Grâce Ă leur dĂ©termination, leur persĂ©vĂ©rance et des efforts soutenus, elles ont pu traverser avec brio les diffĂ©rentes Ă©tapes que requiert l’opĂ©ration de crĂ©ation d’une entreprise ou la concrĂ©tisation d’un projet dans le cadre de l’’un des dispositifs de l’emploi que ce soit l’Agence nationale de soutien Ă l’emploi des jeunes (Ansej), l’agence nationale de gestion des micros-crĂ©dits (Angem) ou la caisse nationale d’assurance chomage (Cnac). La volontĂ© de ces femmes a vaincu tous les obstacles. Ni les difficultĂ©s d’approvisionnement ni les lenteurs dans les procĂ©dures ne les ont empĂŞchĂ©es de concrĂ©tiser leur projet. Leurs expĂ©riences tantĂ´t se ressemblent tantĂ´t diffĂ©rent mais la volontĂ© qui les anime et les dĂ©fis qu’elles s’imposent les rassemblent pour atteindre le but escomptĂ©. A. Yamina de la wilaya de Blida, diplĂ´mĂ©e de l’Ă©cole vĂ©tĂ©rinaire est un de ces exemples. Elle a rĂ©ussi Ă transformer son statut de chĂ´meuse en celui de chef d’une micro-entreprise d’apiculture produisant plusieurs types de miel dont ceux d’orange, de pomme et d’eucalyptus. L’environnement dans lequel elle vit, a-t-elle dĂ©clarĂ©, l’a beaucoup aidĂ© dans la mise sur pied de son activitĂ©, outre le micro-crĂ©dit dont elle a bĂ©nĂ©ficiĂ© sous forme de prĂŞt sans intĂ©rĂŞt par le biais de l’Angem. Mme Tassaadite de Tizi-Ouzou a investi le micro-crĂ©dit qu’elle a obtenu dans l’industrie des pâtes alimentaires traditionnelles. Une activitĂ© qui lui a permis d’obtenir une mĂ©daille d’argent dĂ©cernĂ©e par la FAO (organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) suite Ă sa participation Ă la Foire des produits de 2010. Cette entrepreneuse a rĂ©alisĂ© son projet après avoir bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un micro-crĂ©dit d’une valeur de 400.000 DA en 2008. Cette quinquagĂ©naire emploie 21 femmes en sous-traitance et compte Ă©largir son activitĂ© en micro-entreprise une fois ses dettes remboursĂ©es. M. Nihad, une Oranaise âgĂ©e d’une trentaine d’annĂ©es et mère de deux enfants a eu recours Ă l’Ansej pour la crĂ©ation d’une micro-entreprise avec comme projet la rĂ©cupĂ©ration des produits recyclables. Nihad qui emploie une trentaine de jeunes, travaille dans le cadre d’accords qu’elle a conclus avec certaines entreprises industrielles qui lui fournissent les dĂ©chets et d’autres qui utilisent les produits recyclĂ©s pour l’emballage. AgĂ©e d’une cinquantaine annĂ©e et mère de trois enfants, D. Zahia a crĂ©e une Ă©cole de formation professionnelle, un projet rĂ©alisĂ© en 2007 grâce Ă la Caisse nationale d’assurance-chĂ´mage (Cnac). Une dizaine de jeunes diplĂ´mĂ©s universitaires y sont employĂ©s. IngĂ©nieur d’État en architecture, K. Ourida, d’Alger a créé quant Ă elle son bureau d’Ă©tudes en 2008, un projet rĂ©alisĂ© grâce Ă la Cnac Ă©galement. Le bureau emploie une vingtaine de jeunes en sous-traitance. Mme Ilham de Constantine est t femme au foyer, elle a bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un micro-crĂ©dit en 2009 pour la rĂ©alisation d’un projet de broderie traditionnelle. Elle emploie actuellement quatre jeunes filles et compte recruter davantage une fois son entreprise Ă©largie.