Un concours d’affiches d’art, cela vous dit ? Il n’existe pas encore Ă Alger. Mais MontrĂ©al, la capitale du Canada, en organise un chaque annĂ©e Ă l’occasion de la tenue du FIMA (Festival international des arts de MontrĂ©al).
La 12e Ă©dition du FIMA qui aura lieu du mercredi 29 juin au dimanche 3 juillet 2011 Ă la GaleRue d’art au centre ville de MontrĂ©al a besoin de son affiche. Le dernier dĂ©lai pour les inscriptions sur Internet au concours « Affichez-vous ! 2011 » est fixĂ© au 31 janvier 2011. Le concours est ouvert aux artistes du monde entier. Les 11 meilleures affiches feront l’objet d’une prĂ©sĂ©lection avant d’ĂŞtre soumises au vote du public sur le site web du festival : « www.festivaldesarts.org ». Le premier prix est dotĂ© de 1.000 dollars, les deuxième et troisième, respectivement de 300 et 200 dollars. Par ailleurs, les artistes en arts visuels et mĂ©tiers d’art du monde entier peuvent s’ils le dĂ©sirent exposer leurs Ĺ“uvres Ă la GaleRue d’art au centre ville de MontrĂ©al. Les disciplines concernĂ©es en arts visuels sont les suivantes: peinture, aquarelle, dessin, photographie, crĂ©ation numĂ©rique, sculpture, arts graphiques (estampe, gravure, sĂ©rigraphie, etc.). En mĂ©tier d’art : verre, Joaillerie, cĂ©ramique, Ă©bĂ©nisterie, textile et cuir. La date limite pour les inscriptions (sur Internet) Ă l’exposition est fixĂ©e au 21 fĂ©vrier 2011. L’Ă©dition prĂ©cĂ©dente a vu la participation de 300 artistes et l’afflux de 300.000 visiteurs en 4 jours. L’artiste doit concourir avec des Ĺ“uvres originales et conçues par lui. Les artistes Ă©trangers sont tenus Ă leur entrĂ©e au Canada de s’acquitter d’une taxe de vente correspondant Ă 5% de la valeur totale de ses Ĺ“uvres auprès de l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC), les Ĺ“uvres non vendues pouvant ĂŞtre remboursĂ©es. Les artistes Ă©tudiants peuvent Ă©galement exposer Ă condition qu’ils justifient d’un diplĂ´me obtenu depuis moins de deux ans (après le 31 dĂ©cembre 2007). Le FIMA est l’une des plus grandes galeries Ă ciel ouvert au monde. Elle s’Ă©tend sur plus d’un kilomètre sur la plus grande rue commerciale : Sainte-Catherine au centre de la capitale du Canada. La spĂ©cificitĂ© du FIMA tient au fait qu’il offre aux artistes l’opportunitĂ© de vendre leurs Ĺ“uvres directement aux visiteurs sans transiter par la galerie d’art ou un agent. Ainsi donc, une nouvelle fois se vĂ©rifie le phĂ©nomène de marchandisation et d’industrialisation de la culture. Quelle place pour les talents qui n’ont pas les moyens de se dĂ©placer, quelle place pour les crĂ©ations isolĂ©es et subversives ? Telle demeure l’Ă©quation dans ce monde mondialisĂ©. « Parler aujourd’hui de la marchandisation de l’art n’est pas s’en prendre une nouvelle fois au rĂ´le du marchand ou du galeriste » Ă©crit François Derivery. Selon lui, le marchand d’antan gagnait sa vie en diffuant les Ĺ“uvres qu’il a acquises mais « ne lĂ©gifĂ©rait pas en matière de goĂ»t » se contentant d’ĂŞtre « un intermĂ©diaire entre l’artiste et son acheteur ». C’est le marchĂ© de l’art planĂ©taire apparu au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, qui a instituĂ© une Bourse internationale des valeurs, qui a eu pour consĂ©quence de confondre les intĂ©rĂŞts de « l’art » et ceux du « marché »