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Edition du 23 Octobre 2010



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L’hĂ´pital de rééducation de Tixeraine
Une vielle structure oĂą renaĂ®t l’espoir
23 Octobre 2010

Unique dans la capitale, l’hĂ´pital de rééducation de Tixeraine, souffre en silence de «l’hyper surcharge» qui aujourd’hui, l’handicape Ă  son tour et de la vĂ©tustĂ© de ses locaux.

Cette bâtisse, situĂ©e Ă  l’extrĂ©mitĂ© du village encore perdu qu’est Tixeraine dans la commune de Bir -Khadem Ă  Alger, faisait office autrefois de maison d’apprentissage de couture pour les jeunes filles, aujourd’hui reconvertie en hĂ´pital qui aujourd’hui est l’unique Ă©tablissement qui arrive encore Ă  faire sortir ce village de son anonymat. C’est l’un des plus anciens hĂ´pitaux d’Alger. Il continue Ă  assurer la prise en charge des malades depuis son inauguration en 1956. Cet hĂ´pital se distingue par son implantation au milieu d’une petite forĂŞt, calme et romantique loin du vacarme de la ville. D’une capacitĂ© d’accueil de plus de 150 lits, cette importante structure fonctionne avec un personnel spĂ©cialisĂ© qui assure, d’une part les consultations, les soins, les prothèses, l’hĂ´tellerie et la rééducation pour les malades prĂ©sentant des paraplĂ©gies, des tĂ©traplĂ©gies, des amputations et certaines maladies neurologiques et chroniques. En plus de la formation dispensĂ©e aux stagiaires paramĂ©dicaux, aux mĂ©decins en kinĂ©sithĂ©rapie et en aĂ©rothĂ©rapie, cet Ă©tablissement assure une importante mission, Ă  savoir la fabrication d’appareillages pour les malades, conformĂ©ment aux normes mĂ©dicales internationales. Il faut dire que malgrĂ© l’agencement de services orthopĂ©diques dans plusieurs structures sanitaires, la rééducation reste confiĂ©e Ă  cette seule structure non seulement Ă  Alger mais pratiquement Ă  travers tout le pays. Une tâche qui demeure très lourde Ă  assumer aujourd’hui, faute d’Ă©troitesse et l’augmentation très rapide des malades au fil de ces dernières annĂ©es. Des quatre coins du pays, les patients sont obligĂ©s de se dĂ©placer jusqu’Ă  Alger pour des sĂ©ances de rééducation pourtant très rĂ©duites dans la semaine. Deux sĂ©ances par semaines en gĂ©nĂ©ral et trois au maximum pour les cas les plus graves. Son Ă©quipement complet avec l’appareillage, fait de lui, une des structures les plus prisĂ©es du pays. Les centaines de malades hospitalisĂ©s venant de partout est la meilleure preuve est la meilleure preuve qu’il est le passage obligĂ©, pas seulement pour les AlgĂ©rois. Le petit Mohamed, un garçon de 11 ans, croisĂ© il y plus d’une semaine originaire de Laghouat a Ă©tĂ© hospitalisĂ© depuis près d’un an. Suivi Ă  l’hĂ´pital de Texraine,il y est restĂ© quatre mois et maintenantil est obligĂ© de se dĂ©placer tous les trois jours de Laghouat jusqu’Ă  Alger pour y suivre des sĂ©ances de rééducation. Les parents de cet enfant reconnaissent que l’hospitalisation de leur enfant dans cette structure, «lui a permis de redresser son dos environ Ă  hauteur de 60 %. Son dĂ©hanchementment a littĂ©ralement courbĂ© son dos l’empĂŞchant de se mettre debout ou de marcher. En dĂ©pit d’un retard dans sa scolaritĂ©, Mohamed grâce au programme de scolarisation des hospitalisĂ©s, suit son enseignement. D’un niveau de 5ème annĂ©e primaire, aujourd’hui il a pu dĂ©sormais poursuivre ces Ă©tudes de 4ème annĂ©e dans l’hĂ´pital, ces cours dispensĂ©s ont tranquillisĂ© les parents pour l’avenir de leurs fils. Très nombreux aussi sont les enfants handicapĂ©s comme Mohamed et qui sont aujourd’hui, une vingtaine -venus d’un peu partout du pays et mĂŞme de l’extĂ©rieur parce qu’on y trouve aussi des enfants sahraouis venus du camp des rĂ©fugiĂ©s du 27 fĂ©vrier de Tindouf,- partager le pavillon A de l’hĂ´pital dont les parens sont confiants quant Ă  une possible guĂ©rison. Le Pavillon C, lui, est destinĂ© aux paraplĂ©giques, les handicaps les plus lourds, regroupe 24 personnes placĂ©es dans trois salles de huit lits chacune. Ici mĂŞme s’il n’y a pas de guĂ©rison, la rééducation est suivie avec rigueur pour Ă©viter des complications. Venus de toutes les rĂ©gions du pays aussi ces malades, ont beaucoup de courage et d’espoir. Le Pavillon B par contre, accueille des hĂ©miplĂ©giques et des amputĂ©s. Etant l’unique service pour ces personnes Ă  handicap un peu spĂ©cial, ils se sentent soulagĂ©e d’avoir pu obtenir une place connaissant la bonne prise en charge . Une place qui pour eux est synonyme de paradis pour ces centaines de malades qui cultivent l’espoir de guĂ©rison. Cet Ă©tablissement est pour tous un lieu «convivial et oĂą le personnel est dĂ©voué». Cependant les patients ainsi que leurs parents notamment ceux qui viennent de très loin d’Alger souhaitent avoir dans leurs rĂ©gions des infrastructures similaires qui pourront leur Ă©viter le calvaire du dĂ©placement qui pèse et pour le malade, et ses proches. Mais l’hĂ´pital de Tixeraine vieux comme HĂ©rode est malade de ne pouvor donner plus d’espoir Ă  ces milliers d’handicapĂ©s

Par : CHAFIKA KAHLAL

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