Caricature Sidou
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| Chevalley, transport public |
| Usagers vers l’ITFC, persona non grata |
| 27 Septembre 2010 |
La rentrĂ©e universitaire est lĂ avec ses inĂ©vitables petites misĂšres en matiĂšre de transport public. En fait les minibus se dirigeant vers Bir-Mourad-RaĂŻs, Kouba, Birkhadem et diverses autres destinations, passant par l’arrĂȘt ITFC, ne semblent pas tellement apprĂ©cier cet arrĂȘt. Les receveurs Ă©noncent Ă tue-tĂȘte l’ensemble des arrĂȘts en Ă©vitant soigneusement de citer cet arrĂȘt mal-aimĂ©. Une fois le bus archi-comble le "harangueur" lĂšve enfin l’interdiction et invite ceux dĂ©sirant s’y rendre Ă grimper dans un bus dĂ©jĂ plein Ă craquer. Les non initiĂ©s qui demanderaient, naĂŻvement, si le bus marque l’arrĂȘt l’itfc, cela avant que ce dernier ne soit totalement plein, voit aussitĂŽt le visage du receveur se fermer et on lui rĂ©pondra du bout des lĂšvres qu’il faut attendre « que le bus se remplisse ». Des habituĂ©s de cette destination, interrogĂ©s dans la foule, ne manquent pas d’afficher leur mĂ©contentement. « Nous payons nos tickets comme tous les autres voyageurs, pourquoi nous oblige-t-on Ă voyager debout?» s’interroge un jeune Ă©tudiant. Cet arrĂȘt est pourtant principalement le point de chute de nombreux Ă©tudiants, vu les universitĂ©s et instituts qui se trouvent sur les lieux. Il faut expliquer que l’attitude de ces chauffeurs se rapporte Ă une question de gain : les autres voyageurs payant 25 DA alors que ceux se rendant Ă l’ITFC ne payent que 10 DA. De ce fait il faut Ă©viter que les 10 DA ne prennent la place des 25DA. Autrement dit, une place occupĂ©e pour l’itfc, mĂȘme payĂ©e est une perte de 100%. Les Ă©tudiants, trĂšs nombreux, pour peu qu’on les y "autorise" pourraient occuper toutes les places de l’autobus en un clin d’Ćil. Une fois arrivĂ© Ă l’itfc, le bus sera pratiquement vidĂ©, a-t-on pu constater. Certains petits malins montent et s’installent quitte Ă encourir les foudres du receveur qui au moment d’encaisser ne cache pas son courroux. Un employĂ© Ă la Direction gĂ©nĂ©rale des forets (DGF), nous dira Ă ce propos « les receveurs nous traitent trĂšs mal dĂšs qu’on leur communique notre destination » et d’ajouter. « Le client est censĂ© ĂȘtre roi alors qu’Ă l’intĂ©rieur de ces bus il n’est mĂȘme pas respectĂ© ». Pour leur part, les receveurs affirment que l’arrĂȘt Ă©tant facultatif leur attitude reste entiĂšrement lĂ©gitime. «L’arrĂȘt ITFC n’est pas programmĂ© par la Direction des transports» tente de nous convaincre un receveur nous expliquant qu’il marque cet arrĂȘt juste pour rendre... service. Ce dont on est en droit de douter sachant que les transporteurs privĂ©s ne voient nullement en l’usager un ĂȘtre humain, mais uniquement le prix du ticket. La mĂȘme situation se voit au niveau des arrĂȘts de bus de Kouba pour la destination de Jolivue, lĂ le prix de la course Ă©tant de 5 DA, les malheureux usagers en sont rĂ©duits Ă quĂ©mander une petite place sur les marchepieds, et mĂȘme ainsi ils sont contraints de se faire tout petits pour ne pas indisposer receveur et chauffeur. MĂȘme dans ces conditions extrĂȘmes et si d’aventure ils donnent 10DA pour payer leurs places, mieux vaut ne pas demander de monnaie au risque de passer un moment moment... En dĂ©finitive le quotidien d’un usager des transport publics Ă Alger est loin d’ĂȘtre de tout repos.
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