La commune de Sidi Mezghiche a commĂ©morĂ©, le weekend passĂ©, le 54e Anniversaire de la mort du Chahid, le colonel Zighoud Youcef, ’’Si Ahmed’’ pour ses compagnons de lutte, commandant de la wilaya II historique, membre du groupe des 22 et l’un des principaux artisans de la glorieuse rĂ©volution de Novembre 54 et considĂ©rĂ© comme l’un de ses chefs les plus charismatiques.
A cette occasion, les compagnons d’armes du martyrs encore de ce monde, les autoritĂ©s civiles et militaires de la wilaya de Skikda et un grand nombre de Moudjahidine et de citoyens venus de plusieurs rĂ©gions de l’Est du pays, se sont rendus, au douar « El Hamri » sur les hauteurs de la commune de Sidi Mezghich pour prendre part Ă la cĂ©rĂ©monie de recueillement organisĂ©e Ă la mĂ©moire du martyr. Une cĂ©rĂ©monie ponctuĂ©e par la levĂ©e des couleurs nationales, la rĂ©citation de la Fatiha et le dĂ©pĂ´t d’une gerbe de fleurs au pied de la stèle Ă©rigĂ©e au lieu exact oĂą ce digne fils de l’AlgĂ©rie est tombĂ© au champ d’honneur, un certain 23 septembre 1955.
Zighoud Youcef, nĂ© le 18 FĂ©vrier 1921, dans une famille humble de CondĂ© Smendou, village qui, aujourd’hui, porte son nom dans la wilaya de Constantine, adhĂ©ra très jeune au Parti du peuple algĂ©rien et fut mĂŞme Ă©lu sur la liste du MTLD aux Ă©lections municipales de 1948.
Son activisme est vite repĂ©rĂ© par la police française notamment en sa qualitĂ© de membre fondateur de l’organisation spĂ©ciale l’OS, il fut arrĂŞtĂ© et incarcĂ©rĂ© Ă la prison de la ville d’Annaba, après le dĂ©mantèlement de celle-ci en 1950. Il rĂ©ussit nĂ©anmoins Ă s’Ă©vader de son lieu d’incarcĂ©ration en 1953 pour poursuivre la lutte dans la clandestinitĂ©. Il participa activement, en sa qualitĂ© de membre du groupe des 22, au dĂ©clenchement de la rĂ©volution armĂ©e le 1er Novembre 1954 et fut nommĂ© adjoint du chahid Didouche Mourad avant de lui succĂ©der Ă la tĂŞte de la zone II du nord constantinois.
En sa qualitĂ© de 1er responsable politique et militaire de cette zone, Zighoud Youcef, organisa et dirigea les offensives du 20 AoĂ»t 1956. Ces offensives ont provoquĂ© une rĂ©action des plus barbares des Français qui n’ont pas hĂ©sitĂ© Ă commettre un vĂ©ritable gĂ©nocide en assassinant dans des conditions abominables plus de 12 mille civils Ă Skikda ville et dans ses environs immĂ©diats. Les reprĂ©sailles sauvages des Français contre la population civile ont surtout provoquĂ© le divorce dĂ©finitif entre les deux communautĂ©s et la flamme de la rĂ©volution a Ă©tĂ© ravivĂ©e de plus belle.
Une annĂ©e plus tard alors que le colonel Ă©tait sur le chemin du retour de la vallĂ©e de la Soummam oĂą il prit part au congrès du mĂŞme nom aurĂ©olĂ© de l’exploit retentissant tant sur le plan intĂ©rieur qu’international des offensives du 20 aoĂ»t 55, il tomba dans une embuscade tendue par l’armĂ©e coloniale au lieu dit ’’Mechtat El Kharba’’ du Douar El Hamri, prĂ©s de Sidi Mezghiche. Zighoud Youcef tomba sous les balles ennemies les armes Ă la main après avoir livrĂ© une rĂ©sistance hĂ©roĂŻque aux soldats coloniaux. Il entreprit, avant de rejoindre tous les justes dans un monde meilleur, en sa possession.
Par : M. S.