Le Midi Libre - Culture - Petites incursions du cinéma algérien
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Edition du 25 Septembre 2010



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Compétition internationale
Petites incursions du cinéma algérien
25 Septembre 2010

Le cinĂ©ma algĂ©rien a fait de petites incursions au niveau international ces dernières semaines puisque deux courts-mĂ©trages viennent de faire parler d’eux. Il s’agit de Djinn de la cinĂ©aste Yasmine Chouikh pour lequel elle vient d’obtenir le prix de la fĂ©dĂ©ration des critiques de cinĂ©ma russes au festival international du film islamique de Kazan (RĂ©publique du Tatarstan), et de Khouya (Mon frère) du cinĂ©aste Yanis Koussim qui vient d’ĂŞtre sĂ©lectionnĂ© en compĂ©tition officielle au Festival international du film francophone de Namur prĂ©vu du 1er au 8 octobre en Belgique. D’une durĂ©e de vingt minutes, Djinn, est produit par "Acima-films", il traite de la thĂ©matique de la femme saharienne. Le film "a rĂ©ussi Ă  donner une nouvelle image de notre cinĂ©ma" a dĂ©clarĂ© Yasmine Chouikh Ă  l’APS. Le Festival international du film islamique de Kazan s’est dĂ©roulĂ© du 15 au 19 septembre 2010 et a rĂ©uni 71 films en compĂ©tition. NĂ©e en 1982 en AlgĂ©rie, Yasmine est la fille d’un couple de cinĂ©astes algĂ©riens Mohamed et Yamina Chouikh. Elle a interprĂ©tĂ© un rĂ´le dans un film de Bendedouche, et dans ceux de son père et de sa mère avant d’opter, en 2004, pour la rĂ©alisation en tant que première assistante dans le long mĂ©trage de son père Douar de Femmes. C’est en 2007 qu’elle parvient toutefois Ă  rĂ©aliser son premier court mĂ©trage El Bab, qui a fait l’objet de plusieurs sĂ©lections et qui a reçu un prix au Festival d’Al IsmaĂŻlya. NommĂ©e directrice artistique du Festival international du court mĂ©trage de Taghit en 2005, Yasmine Chouikh exerce aussi le mĂ©tier de journaliste spĂ©cialisĂ©e dans le cinĂ©ma Ă  Canal AlgĂ©rie. Djins (mauvais gĂ©nies) raconte l’histoire d’une communautĂ© saharienne immergĂ©e dans les lĂ©gendes et les traditions et qui croit que la stĂ©rilitĂ© peut ĂŞtre rĂ©solue en recourant au service du maitre des djins qui va rendre la fĂ©conditĂ© Ă  celui ou celle qui ne peut enfanter. Mais voilĂ  le maĂ®tre des djins a conditionnĂ© son intervention au retour de l’enfant «fĂ©condé» dans le monde des djins. Mais quand le moment arrive pour que la fille retourne chez ces ĂŞtres surnaturels, le père s’y oppose. Ce qui dĂ©chaĂ®ne la colère du maĂ®tre des djins qui va menacer de possĂ©der toutes les femmes du village si on ne lui rend pas la fille. Cette lĂ©gende qui a forgĂ© des croyances locales a donnĂ© lieu Ă  un rituel : les jeunes filles, Ă  leur pubertĂ©, sont appelĂ©es, six jours durant, Ă  prouver qu’elles ne sont pas victimes du djin. Amber est soumise au mĂŞme rituel mais elle rencontre Amel, une jeune fille vivant en marge de la sociĂ©tĂ©, mais qui va bouleverser sa vie. Yasmine Chouikh va bientĂ´t participer au Festival mĂ©diterranĂ©en de Tanger (Maroc) et de Beyrouth (Liban) avec ce mĂŞme court-mĂ©trage. Quant au film de Yanis Koussim, produit par la sociĂ©tĂ© de production et de distribution M. D. CINE, il sera projetĂ© dans la citĂ© belge qui pour rappel fĂŞtera le 25e anniversaire de son festival. Pour rappel " Khouya" a obtenu au Festival de Locarno (Suisse) au mois d’aoĂ»t dernier le prix "Cinema e GioventĂą" (cinĂ©ma et jeunesse) pour la section internationale. L. G.


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