Les habitants du quartier El Hamiz, à Dar El-Beïda, continuent d’espérer un programme de développement au profit de leur localité. Programme d’ailleurs promis, à maintes reprises, par les autorités locales. L’état des routes ne cesse de se détériorer et autant les riverains que les nombreux visiteurs ne cessent de s’élever contre ce qu’ils appellent «la politique de deux poids deux mesures». Ces réactions font suite au fait que plusieurs quartiers avoisinants «ont bénéficié d’opérations de réaménagement», nous disent des habitants de ce quartier du bout du monde. «Les routes d’El Hamiz sont impraticables et autant piétons qu’automobilistes n’arrivons plus à les emprunter», dira un riverain. Il faut dire que ce quartier censé bénéficier d’une opération de rénovation de ses infrastructures et la réalisation de nouvelles routes et trottoirs, notamment après le dégagement de terrains et l’éradication définitive des grands bidonvilles, n’a jusqu’à aujourd’hui, connu aucun programme de développement visant à améliorer le cadre de vie des résidants qui n’ont cessé de déplorer, durant des décennies, de l’importante présence de l’habitat précaire qui nuit grandement à l’image de cette localité. Les habitants d’El Hamiz ne désespèrent pas néanmoins et espèrent voir des projets de développement qui réussiront à endiguer le chômage dans la localité et mettront fin au vide culturel par la réalisation d’infrastructures de jeunesse. Mis l’urgence de l’heure reste, sans conteste la rénovation du réseau routier qui contribue d’ailleurs à l’enclavement de la localité.