-Akli Amrouche, directeur de la revue Vies de villes
«C’est l’un des plus beaux monuments colonial, mais après le tremblement de terre de 2003, on a assisté à des travaux de rafistolage. Si vous prenez le temps d’observer certains petits détails, vous vous rendrez compte de l’idée de continuité voulue par l’architecte de ce monument. Les escaliers étaient supposés relier la bâtisse à l’Amirauté d’Alger. Revenant deux ans en arrière, quand le fronton (la corniche) a commencé à s’effriter, au lieu d’essayer de la restaurer on l’a tout simplement détruite, j’ai l’impression que personne ne se rend compte de l’importance de préserver cette architecture. Le ministère du Commerce doit réagir, ou alors déléguer le ministère de la Culture pour en prendre soin et surtout il faut que les autorités réalisent l’importance et le rôle qu’elle tient dans l’histoire d’Alger. L’entretien de ce monument doit être effectué par des spécialistes et non pas par des amateurs qui feront du rafistolage».
-Abdelhamid Mesloug,ex-technicien en bâtiment
«Tant que la structure de la battisse reste solide, rien n’est perdu. Il faut savoir que les murs porteurs ont d’environ 80 ou 90 centimètres d’épaisseur. Ils sont fait avec de la pierre. Tout est question de moyens, il y a des bureaux d’études qui peuvent recruter des entreprises de rénovation qualifiées. Surtout qu’il y a des bâtisses encore plus anciennes, à l’instar du Bastion 23, qui ont été restaurés, alors pourquoi pas la Caci».
-Yahia Sahraoui, secrétaire général de la Caci
«Les travaux de réhabilitation de la Chambre de commerce et d’industrie seront lancés très bientôt. La bâtisse principale, placée sous tutelle du ministère du Commerce, est en cours de rénovation. L’Etat a consacré une importante enveloppe financière pour sa réhabilitation. Il y a un important projet de maintenance du code du marché mené par la commission du marché qui examine les cahiers de charges. Bientôt nous lancerons des appels d’offres pour la sélection d’un bureau d’études qui aura la charge d’effectuer le diagnostic et nous présentera son étude, avant de passer à l’étape du choix de ou des entreprises pour la réhabilitation de la CACI. La commission des marchés, dans ce même cadre est en train d’examiner actuellement les cahiers de charges. Le ministère de la Culture avait pris en charge les travaux d’urgence au niveau de la corniche et la balustrade lesquels ont été consolidées vL’autre point essentiel qui mérite d’être soulevé, c’est que les bureaux d’études consultés et qui qui sont intervenus, jusque là, nous ont tous ont assuré que les travaux pourront se faire tout en mainstenant le personnel en place.
Propos recueillis par H. A. et K. H.