Le Midi Libre - Culture - L’Achewik et l’Imzad en ouverture
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Edition du 24 Mai 2010



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Coup d’envoi aujourd’hui de la 5e Ă©dition du festival National du théâtre professionnel
L’Achewik et l’Imzad en ouverture
24 Mai 2010

Le coup d’envoi de la 5e Ă©dition du Festival national du théâtre professionnel sera donnĂ© aujourd’hui au Théâtre national algĂ©rien Mahieddine- Bachtarzi. PlacĂ© sous le signe de «AlgĂ©rie Ă©ternelle», la cĂ©rĂ©monie d’ouverture mettra Ă  l’honneur le patrimoine immatĂ©riel avec l’exĂ©cution d’un «Achewik» kabyle et d’un «imzad» touareg.

Du Nord au Sud, cette soirĂ©e inaugurale sera l’opportunitĂ© de voyager Ă  travers cette culture orale et ancestrale de notre pays. Cette soirĂ©e sera Ă©galement ponctuĂ©e par diverses hommages rendus aux hommes et femmes des théâtres algĂ©rien et arabe comme Bouziane Benachour, Djamel Dekkar, Driss Chegrouni, Abir AĂŻssa, Aziz Ayoun , et Chakib Khouri.
M. Feth Nour Ben Brahim, directeur de communications et des relations externes, nous prĂ©cisera que ce slogan reflète toute la programmation «parce que le vif du sujet cette annĂ©e, principalement le colloque, est l’utilisation du patrimoine immatĂ©riel dans le théâtre algĂ©rien et maghrĂ©bin. Comme nous sommes gĂ©nĂ©reux, nous n’avons pas voulu dĂ©battre seulement de notre patrimoine immatĂ©riel, mais nous l’avons Ă©largi Ă  tous les maghrĂ©bins, d’autant plus que nous partageons Ă©normĂ©ment de choses Ă  travers l’histoire». L’une des manifestations les plus marquantes chaque annĂ©e durant ce festival est la tenue du colloque scientifique avec la participation de plusieurs chercheurs et universitaires algĂ©riens et Ă©trangers.
M. Feth Nour Benbrahim, nous rĂ©itère d’ailleurs, que ce colloque sous le thème «l’instrumentalisation du patrimoine dans le théâtre maghrĂ©bin», organisĂ© du 29 au 31 mai Ă  la Bibliothèque nationale, vise Ă  montrer combien ce patrimoine a Ă©tĂ© l’essence mĂŞme des diffĂ©rents genres artistiques, notamment, le 4e art.
Pour lui, Ă  travers ce festival ainsi que les diverses actvitĂ©s organisĂ©es Ă  l’occasion, le staff du commissariat vise Ă  «crĂ©er des ponts et passerelles entre le théâtre et les auteurs, en incitant ces derniers Ă  Ă©crire pour le 4e art, et inciter les hommes du théâtre Ă  aller puiser dans notre littĂ©rature, comme il est maintenant de tradition dans notre festival et nos diverses activitĂ©s. C’est Ă©galement un moment de rencontre, d’Ă©change et d’apprentissage Ă  travers les diffĂ©rentes ateliers de formation. Le festival est une grande «Zerda» de crĂ©ation artistique». Pour rester dans le mĂŞme sillage, l’une des activitĂ©s nouvelles de cette Ă©dition, en plus des diffĂ©rents ateliers de formation (actorat, mise en scène, critique théâtrale, Ă©criture théâtrale…), est l’organisation de l’atelier du conte. «Le conte fait partie de cet hĂ©ritage culturel et ancestral de l’AlgĂ©rie, du Maghreb et de l’Afrique. Le Panaf a laissĂ© ses traces. D’ailleurs si nous voulons aller vers l’universalitĂ©, nous devons le faire avec notre hĂ©ritage et notre patrimoine algĂ©rien en particulier et africain en gĂ©nĂ©ral.
Je voudrais signaler que cet atelier est dédié en hommage au grand homme du théâtre africain, Sotigué Kouyaté, qui a entrepris ses dernières activités artistique en Algérie pendant le festival panafricain et qui a tenu malgré sa maladie, à venir dans ce pays, chez ce peuple qui lui était cher.»

Par : Kahina Hammoudi

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