Dans certaines Fédérations sportives nationales, la sérénité n’a pas été de la partie. Les rapports entre la base et le sommet ne sont pas ce qu’elles devraient être. Qui a raison ? Qui est dans le tort ? Ce n’est pas la question principale. Ce qui l’est, c’est de savoir comment en est-on arrivé là ? Comment un exécutif peut, en une année d’exercice, s’attirer les foudres de la base même qui l’a porté là où il est ?
Beaucoup de choses peuvent se passer, certes. mais, il faut convenir que dans certaines Fédérations sportives nationales, le renouvellement ne s’est pas opéré de la meilleure manière. Parfois même dans la totale précipitation, certains opportunistes sont passés à travers les mailles du filet derssé par le ministère de la Jeunesse et des Sports pour venir prendre des places qui ne leur revenaient pas. C’est le cas, malheureusement, dans quelques-une de nos fédérations. La Fédération c’est, par excellence et même par essence, une institution qui doit réunir, fédérer des femmes et des hommes autour d’un projet, d’objectifs. C’est, donc, un facteur de mobilisation et de rassemblement des forces. Quelques fois, dans leurs parcours, s’oublient et, dans leurs errements, franchissent le pas qu’il ne faut pas.
La situation vient donc à se compliquer et créer une ambiance malsaine. Une atmosphère qui ne joue pas, convenons-en, à créer les conditions à même de se consacrer aux tâches de construction, de programmation, de formation, de suivi de l’élite nationale, etc. C’est de cette manière que des dirigeants sportifs s’enlissent dans des guerres de clochers qui ne mènent à rien. Qui, au contraire, sont les causes de dégâts autrement plus graves pour le sport, pour les sportifs et, souvent, pour l’image du pays.
Dans toute ce magma ambiant, les pouvoirs publics, outre qu’ils doivent afficher une neutralité vis-à-vis des probl-mes futiles, doivent manifester leur présence de la manière la plus radicale possible pour garantir la seule chose qui pourraît conduire tout le monde à une solution incontournable : l’application de la loi et de la réglementation dans toute sa rigueur. Sans passion, sans concession !
Dans certaines fédérations, des changements s’imposent, même si les exécutifs en place n’ont qu’une année d’exercice. De toutes les façons, c’est aux membres des assemblées générales ordinaires d’apprécier, ou de ne pas apprécier les bilans et les activités de la Fédération. L’assemblée générale est, aux yeux de la Loi : "l’organe souverain de la Fédération". En toute âme et conscience !
Dans certaines Fédérations sportives, les choses ont été clarifiées, dans d’autres, pas encore. Mais, selon les prévisions en cours, il semble bien que dans certaines Fédérations sportives le recours au "retrait de confiance" est inévitable. Des bilans risquent fort d’être désapprouvés et des têtes vont tomber. C’est juste parce que l’environnement a encore besoin de changements. Et ces changements doivent s’opérer.
A. S.