Le projet de loi relatif à la promotion du cinéma et de l’audiovisuel est en voie de finalisation a indiqué, mardi à Tizi Ouzou, Ahmed Bejaoui, cinéaste, critique de cinéma et conseiller au ministère de la Culture. Le responsable s’exprimait ainsi lors d’une communication qu’il a donnée avec Mohamed Ben Salah, cinéaste, critique de cinéma et écrivain dans le cadre du 10e Festival national culturel annuel du film Amazigh (FCNAFA). Affichant un optimisme résolu, Ahmed Bejaoui a assuré que la promulgation de cette loi ne manquera pas de provoquer le déclic au sein du système cinématographique national qui se trouve actuellement en état d’hibernation. Selon lui, le «nouveau texte s’attellera à encourager et accompagner les jeunes talents créateurs». L’orateur a plaidé, notamment, pour la «réhabilitation de l’acte cinématographique dans tous ses aspects». «L’écriture du scénario, la formation, les structures de distribution et d’exploitation des produits audiovisuels doivent être reconsidérés», dira-t-il. Et d’insister sur «la nécessité d’accorder un intérêt soutenu à la diffusion de manière à toucher le plus largement possible le public dont les jeunes».
Bejaoui a plaidé aussi en faveur de l’idée «de créer des écoles, des instituts de formation, des laboratoires cinématographiques et des studios» pour impulser une véritable dynamique au développement du cinéma national. Quant à Bensalah, qui est également enseignant en anthropologie culturelle et sociale à l’université d’Oran, il a soutenu que l’Algérie ne trouve aucun inconvénient à prendre part à l’avenir aux manifestations du film d’expression amazigh qui se tiennent au Maroc, aux Etats Unis d’Amérique et au Canada».
Il s’est félicité du fait que le film algérien sur le chanteur Matoub Lounes ait permis de favoriser l’éclosion de nouveaux talents, signalant au passage que des initiatives dans la même veine sont tentées avec beaucoup de succès au Maroc et en Libye.
L. G.