Plusieurs organisations se dévouent corps et âmes pour venir en aide aux SDF : des associations, Samu social, Croissant-Rouge algérien et même les Scouts musulmans. Mais leurs actions restent insuffisantes, vu l’ampleur prise par ce phénomène et aussi la difficulté des contacts avec ces personnes. Le Samu social de Delly Brahim mobilise, chaque nuit, notamment lorsqu’il fait froid, ses équipes pour «ramasser des SDF» et les emmener vers les centres d’accueil et d’hébergement. Cela est loin d’être une tâche aisée, les SDF refusant le plus souvent d’accompagner l’équipe du Samu. Une approche spécifique doit être adoptée avec ces personnes, nous explique-t-on "pour convaincre un SDF de se rendre dans un centre d’accueil , nous devons avoir beaucoup de patience, d’amour et de compréhension et c’est pour cela que nos équipe sont toujours accompagnés de psychologues, de médecins et d’assistants sociaux qui essaient tant bien que mal de persuader ces personnes très souvent blessées et désespérés", nous dira Kahina M., une jeune psychologue au sein du Samu social. "le SDF au bout d’un certain temps, parfois très long pour certains, finit par adopter la rue et ne peut plus s’en séparer", ajoute Nassima Haoués, une sociologue. Les équipes du Samu social, parfois se contentent de donner de la nourriture et des habits à ces malheureux après avoir tenté en vain de les convaincre de les accompagner. Ces équipes en ces jours de pluie font la tournée dans la capitale pour servir des repas chauds aux sans domiciles. "nous essayons d’apporter notre aide à ces personnes. La communication est souvent très difficile, la plupart d’entre eux finissant par se refermer sur eux-mêmes et en arrivent à détester même les personnes qui leur viennent en aide. Nous avons aussi parfois affaire à des personnes agressives qui refusent catégoriquement qu’on les approche", nous avoue Mme Siameur, présidente d’une association activant elle aussi dans ce créneau, mais surtout pour les femmes et les enfants. Plusieurs associations combattent, comme elle, pour apporter leur aide à ces personnes qui refusent de s’accrocher à ces mains tendues.
C. K.