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Edition du 24 Fevrier 2010



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Imedhqane n’Tizi...
24 Fevrier 2010

Le quatrième salon ‘‘Djurdjura’’ des arts plastiques, dédié cette année en hommage aux artistes Baya Mahieddine et Ahmed Azzouzi, a ouvert ses portes le 22 du mois en cours à la Maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou. Conférences, démonstrations, sculptures sur site, exposition de toiles et circuits touristiques sont autant de créneaux qui meubleront cette édition qui durera jusqu’au jeudi 29 février.
Une soixantaine d’exposants venus des quatre coins du pays participent à cette rencontre d’envergure, qui fera de la capitale du Djurdjura, pendant toute la durée de la manifestation, la citadelle des arts plastiques dans toute leur diversité.

Après la réalisation du barrage de Taksebt, qui demeure l’un des chefs-d’œuvre des ouvrages hydrauliques modernes dans notre pays, un autre barrage, et non des moindres, va bientôt être entamé dans la région de Tadmaït.
Tout est fin prêt pour son lancement, puisque une enveloppe de 100 milliards de dinars est dégagée pour la construction de ce barrage qui alimentera, entre autres, le versant nord-est de la wilaya, dont les habitants souffrent encore des coupures d’eau, surtout en période estivale.
Toutes les habitations concernées par ce projet seront, d’autre part, indemnisées et l’administration,avance déjà le chiffre de 20 milliards de dinars pour les gens qui seront expropriés.

En prenant la route pour rejoindre l’université Hasnaoua, à quelques dizaines de mètres du stade du Premier-Novembre de Tizi-Ouzou et juste en face de l’institut de management, une plaque commémorative s’offre aux yeux des passants. Cette plaque, témoin d’une tragédie qui a eu lieu à cet endroit même, un certain 17 février 1995 et qui a coûté la vie à deux martyrs de la corporation, se trouve complètement à l’abandon. Au lieu de voir une gerbe de fleurs posée sur la stèle par qui de droit à l’occasion de ce pénible anniversaire, c’est tout un tas de détritus qui jonchent l’endroit au vu et au su de tous. D’ailleurs, la stèle ne cesse de se dégrader. Depuis son inauguration, personne n’a pensé à rendre hommage aux deux disparus. Il s’agit du journaliste Achour Belghezli et de son assistante. Pourtant des milliers de personnes passent chaque jour à quelques centimètres de la stèle. Qui aurait dit…

La chasse aux pilleurs du sable de l’oued Sebaou ne date pas d’aujourd’hui. Pourtant, malgré toutes les campagnes engagées pour dissuader ces spéculateurs d’un genre nouveau, rien ne semble venir à bout de leur détermination à défigurer le paysage de cette région.
Des pans entiers de terres arables sont engloutis chaque année par la faute de ces gens sans scrupule, dont le seul objectif est le gain facile.
La cote d’alerte a été atteinte dans plusieurs endroits tout au long de l’oued, notamment dans les régions d’Azzazga, de Draâ Ben Khedda et de Tadmaït. Tous les champs ceinturant le Sebaou sont menacés, nous confirme une source des services de l’hydraulique de la wilaya, et si on n’arrête pas immédiatement la saignée, la catastrophe n’est pas loin de se produire.
K. Z.


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