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Edition du 24 Fevrier 2010



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BOUMERDES, Zones d’activités
L’économie locale "en berne"
24 Fevrier 2010

Le secteur économique dans la wilaya de Boumerdès patauge, depuis des années, dans des difficultés multiples. Depuis la création de ladite wilaya en 1984, date du dernier découpage administratif, le développement socioéconomique semble relégué aux calendes grecques. En effet, plusieurs zones d’activités (ZAC) se débattent depuis dans des problèmes insurmontables.

Par conséquence, l’activité économique est mise en berne et le phénomène du chômage a pris en otage la population, notamment juvénile. Plus d’une centaine de projets qui concernent le lancement de ces zones à travers les localités de la wilaya sont toujours en stand-by. L’on trouve ainsi des zones d’activités pénalisées par des blocages multiples. Ces blocages concernent les zones en activités et celles qui se trouvent en stade de projets. Parmi ces blocages qui freinent le lancement d’activité dans cette wilaya, l’on peut citer le problème inhérent au foncier. A titre d’exemple, la zone d’activité se trouvant dans la commune de Baghlia n’attire plus d’investisseurs en raison du déficit qu’elle accuse en matière du foncier. De ce fait, l’on a programmé le lancement de pas moins de 30 PME, mais huit uniquement y ont été lancées. Ladite zone, qui s’étale sur 30h de superficie, a été lancée en 1986 et continue toujours à fonctionner au ralenti. La dernière visite du wali dans la région a été l’occasion de relancer le débat sur le foncier. Ce dernier a constaté le déficit qu’endure Baghlia en matière du foncier et a instruit les responsables concernés à trouver une issue à cet obstacle. Le facteur de l’incapacité d’investir en est une autre entrave à l’émergence des zones d’activités. En raison de cette défaillance, plusieurs APC ont annulé des décisions d’octroi de projets à des investisseurs comme ce fut le cas dans la commune de Si Mustapha où l’on compte une dizaine de décisions qui ont été annulées par le P/APC. A Souk El-Had, la zone d’activité peine à voir le jour. Depuis qu’un investisseur a acquis plus de cinq hectares de terrain, il n’a rien entrepris pour l’installation de ses entreprises. Selon des informations recoupées, cet investisseur a acquis ce terrain en 1995. L’on compte en tout 19 lots de terrains qui restent toujours à l’état d’abandon.
Un investisseur nous dira que la zone d’activité de Thénia n’est toujours pas lancée, en raison de la non-conformité du projet et son impact sur l’environnement, nous dit-t-on encore. En 2000, précise encore notre interlocuteur, le wali avait décidé par arrêté le lancement de ladite zone. Dans la commune de Naciria, pas moins de quatre-vingt lots de terrains sont exploités d’une manière illicite. Hormis l’entreprise de fabrication de chaussures Manuca et l’entreprise de production de flexibles Decoflex, toutes les entreprises sont fermées depuis des années. Ces deux entreprises, faut-t-il le signaler, font face d’ores et déjà à de multiples problèmes tels que la concurrence déloyale et le marché parallèle. En outre, dans la commune de Khemis El-Khechna, à quelques encablures d’Alger, l’on enregistre une vingtaine d’entreprises parmi une quarantaine existantes fermées depuis des années. Il est, toutefois, bon de rappeler que l’apport de ces zones dans l’absorption du phénomène du chômage est capital. Lorsqu’on sait que ce phénomène ne fait que s’augmenter parmi les jeunes, d’où la nécessité de repenser la politique de création de PME afin de permettre l’épanouissement économique du pays.
T. O.

Par : Tahar Ounas

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