Le second workshop en rapport avec le plan de modernisation de Constantine s’est tenu il y a quelque temps. Ce conclave, auquel ont pris part des experts locaux, italiens, français et britanniques, s’est voulu une synthèse de l’ensemble des réflexions autour de la thématique de modernisation. Deux jours de débats qui ont favorisé certaines orientations, susceptibles de baliser le terrain à la multitude de projets formant le socle de ce programme ambitionné par la capitale de l’Est.
Dans ses lignes directives, ce programme, déjà amorcé dans plusieurs volets, fait référence aux projets, en phase d’exécution, du tramway, viaduc, transrhumel, la ville universitaire, les grands espaces verts ou encore la préservation du vieux bâti. Constantine veut opérer une véritable mue dans tout son environnement et dans tous les secteurs régissant la vie quotidienne de ses habitants. La troisième ville du pays ploie depuis moult décennies sous des tonnes de problèmes. Les politiques de colmatage, appliquées durant des années, ont fini par reléguer cette ville, deux fois millénaire, à un rang inférieur à sa posture historique et culturelle. Le plan de modernisation, ambitieux et visionnaire, initié par le chef de l’exécutif actuel ne fait pas pour autant l’unanimité au sein de la population. Pour les plus sceptiques, il ne s’agit que de chantiers ouverts «éternellement» et qui n’apporteront, en définitive, que des désagréments. Allusion directe aux chantiers du tramway qui contribuent actuellement à accentuer les problèmes de circulation. Pour d’autres, à long terme, Constantine arrachera la place de métropole, car à l’issue des projets lancés, les tracas du transport et des ères de stationnements et de loisirs seront aplanis.
La modernisation globale exige, selon les experts réunis autour des ateliers du workshop, la prise en compte de certains outils de gestion, indispensables à la réussite d’un projet de cette envergure. Il s’agit de la mise en place de l’Agence et des offices, du management et des cahiers de charges pour les partenaires.
Une synergie en sera dégagée autour de la stratégie du management pour préserver, dans un esprit de développement durable, la cohérence des actions menées dans les différentes zones de la future agglomération. Des instruments institutionnels et opérationnels ont été arrêtés, ainsi que les cahiers des charges définissant les programmes et les conditions de l’aménagement de plusieurs parties de la ville. Dans cette optique, il est à noter que l’extension en aval, prévue dans la vallée du Rhumel à partir de la localité de Bekira vers celle de Hamma, puis en amont vers la route de Sétif, fera l’objet de développement approprié, tout autant que les quartiers situés à l’Est de la ville.
N. D.