Le monde artistique est, une fois de plus, attristé. Alors qu’on n’a pas encore fini de faire le deuil du peintre Ali Ali-Khodja et du chanteur chaabi Abdelmalek Imansouren, ravis aux leurs cette semaine voilà que le destin rappelle Nadia Kerbadj. Animatrice pendant des années de plusieurs émissions culturelles et didactiques à la Radio nationale, la défunte est l’auteure de dizaines de chansons remarquables comme Ma hadrouche batel âlik ennas ou encore Ya dellal. «Dieu a voulu, aujourd’hui, rappeler auprès de lui une artiste de renom qui s’est distinguée en tant que chanteuse et actrice et qui avait à son actif un riche répertoire» a écrit, en hommage à l’artiste, la ministre de la culture, Khalida Toumi, dans un message adressé à la famille de la défunte. «Connue pour sa grande sensibilité, Nadia Kerbadj n’a cessé de charmer son public avec ses interprétations magistrales et restera à jamais dans les cœurs», ajoute Khalida Toumi.
Cette artiste a évolué aux côtés de la célèbre chanteuse algérienne Saloua. Leur parcours est presque identique, d’autant plus qu’elle a connu la gloire elle aussi à la fin des années 50, en interprétant les plus belles chansons algériennes de l’époque. Toutes les deux ont côtoyé et travaillé avec le compositeur algérien Missoum Amraoui, qui a renouvelé la chanson algérienne.
Si Saloua abandonne son travail d’animatrice dans une émission enfantine à Radio Alger, Nadia Kerbadj avait pris un autre chemin, puisqu’elle opte pour l’interprétation radiophonique. Elle avait été amenée par la suite à présenter diverses émissions. Elle devient très vite une réalisatrice de la radio, au talent reconnu.
K. H.