Selon le président de l’Assemblée populaire communale (APC) d’El-Tarf, les 201 logements préfabriqués de la cité Guergour seront soumis à une expertise approfondie par les services du CTC (Contrôle technique de construction). Ces habitations, réalisées en 1985 pour "répondre à un besoin pressant" en logements dans une région qui venait d’être promue au rang de wilaya, se sont dégradées au fil des années et constituent, désormais, un véritable danger pour leurs locataires.
Quatre logements de cette cité avaient été la proie à des incendies, en 2009, à la suite de courts-circuits électriques, a rappelé le P/APC, affirmant que les familles qui y logeaient ont été "sauvées d’une mort certaine grâce à la rapidité d’intervention des éléments de la Protection civile". De leur côté, les représentants des résidents de la cité des 201 logements, qui soutiennent avoir "frappé en vain à toutes les portes pour qu’une issue heureuse soit trouvée à leur problème", proposent, "à défaut de relogement dans des habitations neuves", de "bénéficier de l’assiette foncière" de cette même cité pour y ériger leurs propres logements. Une suggestion, néanmoins, qui sera "sans doute difficile à satisfaire", selon un autre résident de cette cité, étant donné que le terrain en question connaît des glissements d’où la nécessité de lancer une étude de sol avant d’entamer toute nouvelle construction. Pour le président de l’APC d’El-Tarf, l’expertise du CTC "aidera d’une manière ou d’une autre à solutionner définitivement cet épineux problème".
M. F.