Les trottoirs de la plupart des rues d’Alger-Centre sont dans un état plus que lamentables. Il s’agit notamment de ceux qui ont été recouvert, voilà deux ou trois ans, de carrelage. Ce choix, loin d’être judicieux, au départ présentait un certain aspect esthétique, mais a très vite démontré ses limites, et aujourd’hui les plaques recouvrant ces trottoirs sont toutes branlantes et vous crachent même méchamment dessus en temps de pluie. Cela ne semble pas pour autant gêner les autorités communales qui demeurent indifférentes à cette situation réellement contraignante pour les citoyens, particulièrement pour les personnes âgées et les handicapés moteurs, lesquels éprouvent toutes les peines du monde à se déplacer sur ces passages de tous les risques. Les services communaux sont appelés à intervenir pour mettre fin à cette situation lamentable qui a malheureusement, au fil des temps, fini par se banaliser aux yeux des riverains qui ne réagissent même plus.
Les nombreuses ruelles qui desservent les deux grandes artères : Didouche-Mourad et Mohamed- El Khatabi, pour ne citer que ces deux boulevards, se trouvent dans le même état critique. Dégradation de leurs carrelages, mauvaise herbe poussant entre les dalles branlantes, ornières et crevasses, tel est l’état des lieux des trottoirs de la capitale. Les citoyens s’accordent tous à dire qu’ils se seraient contentés d’une bonne couche de goudron sur leurs trottoirs, ce qui aurait été, affirment-ils, bien plus économique pour la ville, pour leurs chaussures et également pour préserver le bas de leurs vêtements des éclaboussures d’eau boueuse.
Y. B.