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Edition du 28 Octobre 2009



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Colloque international sur les découvertes récentes en Afrique
Le Continent Noir, vĂ©ritable berceau de l’humanitĂ©
28 Octobre 2009

Le Centre national de recherches prĂ©historiques, anthropologiques et historiques (CNRPAH) d’Alger (AlgĂ©rie) a organisĂ© du 25 au 27 octobre Ă  SĂ©tif un colloque international sur la PrĂ©histoire ancienne de l’Afrique intitulĂ© «L’Afrique, berceau de l’humanitĂ© : dĂ©couverte rĂ©centes».

Cette rencontre qui s’est tenue Ă  l’occasion du second Festival culturel panafricain dont l’organisation a Ă©tĂ© confiĂ©e Ă  l’AlgĂ©rie par l’Union africaine, a rĂ©unis des chercheurs africains et africanistes dans les domaines de la PalĂ©ontologie Humaine et la PrĂ©histoire ancienne pour dĂ©battre des dĂ©couvertes effectuĂ©es rĂ©cemment en Afrique et leur implication sur l’Ă©volution biologique et culturelle des premiers hominidĂ©s. Il est connu que l’Afrique est le berceau de l’humanitĂ©. Les plus anciens fossiles d’hominidĂ©s, parfois accompagnĂ©s de l’outillage lithique le plus vieux au monde, ont Ă©tĂ© dĂ©couverts sur le continent africain. Le premier fossile d’hominidĂ© fut dĂ©couvert en 1924 Ă  Taung en Afrique du Sud par Raymond Dart et fut baptisĂ© "Australopithecus africanus". Par la suite, le couple Leakey dĂ©couvrit les restes d’un autre hominidĂ©, beaucoup plus robuste dans les Gorges d’Olduvai en Tanzanie, qu’il nomma "Paranthropus boisei". Il fut datĂ© de 1,79 million d’annĂ©es (Ma) d’après la mĂ©thode du Potassium/Argon. A cause de son âge avancĂ©, cette dernière dĂ©couverte provoqua une vĂ©ritable « ruĂ©e vers l’os d’hominidé» en Afrique orientale Ă  partir des annĂ©es 60. En effet, d’intenses recherches systĂ©matiques entreprises dans l’immense rĂ©gion du rift africain couvrant plusieurs pays tels que l’Éthiopie, le Kenya, la Tanzanie et le Malawi ont permis d’effectuer des  dĂ©couvertes palĂ©onthropologiques pertinentes, notamment l’Australopithecus afarensis (Afar, Éthiopie) datĂ© de 3,4 Ma, le "Paranthropus aethiopecus" (Lac Turkana, Kenya) datĂ© de 2,6 Ma, le Paranthropus robustus (Afrique du Sud) datĂ© de 2,2-1,1 Ma, et "Homo habilis" (Olduvai, Tanzanie et Turkana, Kenya) datĂ© de 2,3 Ma. D’autres recherches menĂ©es durant les annĂ©es 90 enrichirent le registre fossile des hominidĂ©s de nouvelles trouvailles encore plus vieilles. Cependant, les dĂ©couvertes spectaculaires relevĂ©es lors de ce colloque sont celles de "l’Australopithecus bahrelghazali" datĂ© de 3,5 Ma et du "Sahelantropus tchadensis datĂ© d’environ 7 Ma plus connu sous le nom de Toumai, toutes deux faites rĂ©cemment au Tchad en Afrique Centrale, d’environ 2.500 km Ă  l’ouest du rift est africain. Ces dernières mises Ă  jour ont considĂ©rablement transformĂ© les donnĂ©es actuelles et les modèles de la première Ă©volution de l’homme en remontant l’âge des premiers hominidĂ©s aux environs de 7 Ma et en prouvant que l’Afrique orientale n’Ă©tait pas l’unique foyer de l’Ă©volution de l’homme en Afrique. Ce colloque a eu pour objectif de faire le point sur les dernières dĂ©couvertes des premiers hominidĂ©s (7 Ă  1,5 million d’annĂ©es) et des industries oldowayenne et acheulĂ©enne effectuĂ©es en Afrique, et leur implication sur l’Ă©volution morphologique et comportementale des hominidĂ©s. Le colloque a ainsi traitĂ© plusieurs problĂ©matiques Ă  l’instar de l’Ă©mergence de la bipĂ©die, de l’implications des transformations anatomiques entre les hominidĂ©s au-delĂ  de 3,8 Ma (Sahelantropus tchadensis, Orririn tugensis, Ardipithecus kaddaba, et Ardipithecus ramidus) et ceux datĂ©s entre 3,8 Ma et 2 Ma (tous les australopithĂ©cinĂ©s) et plus tard entre les australopithĂ©cinĂ©s (Ă  partir de 3,8 Ma) et les premiers Homo (2,3 Ma) ; de l’’Ă©mergence d’Homo erectus en Afrique ou en Asie de l’Ă©mergence de la technologie lithique des dĂ©buts de la manufacture et l’utilisation des outils taillĂ©s par les premiers hominidĂ©s Ă©taient influencĂ©s par les changements globaux des climats. Sans oublier l’identitĂ© des artisans des plus anciens outils de la question de savoir si les australopithèques ont manufacturĂ© et utilisĂ© des outils taillĂ©s ainsi que la nature du PrĂ©-Oldowayen et sa signification ; et si le PrĂ©-Oldowayen reflète un manque d’habilitĂ© de la part des hominidĂ©s ou s’il est dĂ» aux variĂ©tĂ©s et qualitĂ©s des matières premières et la validitĂ© de l’Oldowayen DĂ©veloppĂ© en tant qu’industrie de transition entre l’Oldowayen et l’AcheulĂ©en et s’il reprĂ©sente une industrie distincte de l’Oldowayen ou s’il reflète la naissance du Complexe Industriel AcheulĂ©en.

Par : Kahina Hammoudi

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