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Edition du 24 Octobre 2009



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Département de langue étrangères université de Bouazaréah
Bras de fer entre l’administration et les étudiants
24 Octobre 2009

Les étudiants du département de langues étrangères de Bouzareah dénoncent, à l’unanimité, les textes, jugés excessifs et arbitraires, régissant leur département. Ils affirment que ces textes ont été conçus de telle fmanière qu’il ne saurait y avoir un avenirpour ce département pourtant le seul en Algérie. Ils accusent l’administration d’avoir programmé et tout mis en œuvre pour la mort annoncée de ce département particulièrement en ce qui concerne la langue française.

Mercredi et jeudi passés ont été particulièrement chauds au niveau du département des langues étrangères : français, anglais, espagnol, italien. En effet la faculté des sciences sociales et humaines de Bouazaréah était en ébullition cette fin de semaine. Les étudiants de ce département sont montés au créneau, et ne décolèrent pas, notamment ceux poursuivant des études de langue française. Cette protesta générale des étudiants fait suite à la situation et résultats catastrophiques enregistrés au niveau de ce département. Les étudiants protestataires, après avoir mis en place un comité autonome provisoire, ont initié une pétition qu’ils ont fait circuler auprès de tous les étudiants pour approbation et signature. La pétition comportant douze points a été déposée auprès de la direction de département en question. «Dans le cas où les points de cette pétition ne sont pas pris en charge, le département restera ainsi fermé pour un délai ouvert», souligne une étudiante membre du comité installé et élu par les étudiants en langues étrangères.

Historique d’un échec annoncé
Hormis les résultats catastrophiques, où le taux d’échecs a dépassé les... 85 % dans les classes de français, les étudiants ont dénoncé, unanimement, le premier point porté sur leur pétition, à savoir le système de réorientation qu’ils rejettent énergiquement. Un enseignant au sein du département de langue française, contacté par nos soins et préférant garder l’anonymat, nous a expliqué que ce système décrié par les étudiants, est applicable après que l’étudiant ait enregistré trois échecs aucours de son parcours dans la filière. De ce fait, il sera automatiquement réorienté vert une autre filière dans laquelle l’étudiant sera tenu de redémarrer son parcours à partir de la première année universitaire.

Un département dans la tourmente
«Cette mesure est inacceptable», dénoncent l’ensemble des étudiants en ajoutant : "Au minimum, il aurait fallu instaurer un système de dettes. Ce n’est pas possible qu’un étudiant soit réorienté uniquement à cause d’une note éliminatoire dans une matière" . Le professeur interrogé, quant à lui, nous affirme qu’il est certes «légal pour l’administration d’adopter de pareils textes et lois au niveau des départements, mais uniquement dans la mesure où elle mettrait à la disposition des étudiants tous les moyens leur permettant de suivre leurs études en toute sérénité. Je ne comprend pas l’utilité de réprimer les étudiants avec de pareils texte, alors que le nombre d’élèves dans une salle dépassant 80». Notre interlocuteur tirera à boulets rouges sur certains enseignants qui évaluent l’ensemble des étudiants entre 1 et 3/20. Il affirmera que cette façon de faire est "carrément une évaluation de sanction, pour prétendre tout simplement que les étudiants seraient nuls». Ce point également a été soulevé par les étudiants et a été porté sur la pétition, en exigeant l’affichage de corrigés types après chaque épreuve de même qu’ils demandent la baisse de la moyenne de rachat.

Les langues étrangères sont-elles appelées à disparaître
L’ensemble des étudiants tout comme d’ailleurs le professeur ayant accepté de s’exprimer, affirment que ces mesures répressives visent en premier lieu et avant tout les langues étrangères au niveau de ce département de Bouzaréah, selon eux notamment la langue française. Il faut préciser que ce département est le seul en Algérie à être régi par de pareils textes jugés "répressifs et arbitraires" par l’ensemble des étudiants.

Des étudiants dans l’œil du cyclone
Le chef de département, présent jeudi matin lors du rassemblement des étudiants du département des langues, n’a pas donné l’air de vouloir céder à l’ensemble des revendications des étudiants. Il leur a demandé de désigner des représentants pour chaque filière afin de prendre langue avec lui. Le comité d’étudiants a refusé fermement cette proposition du chef de département en estimant qu’elle ne serait qu’une stratégie pour diviser les rangs des étudiants. «Nous exigeons que des responsables de la faculté centrale viennent enquêter au niveau de notre département sur les dépassements de l’administration et des enseignants. Nous demandons également la satisfaction de tous les points portés sur notre pétition, sinon, le département restera fermé et aucun cours n’aura lieu. Car on en a marre de cette situation qui dure depuis des années", diront les protestataires. "Demain il est prévu la fermeture du département et une action de sensibilisation de toute la faculté", annonce le comité. Nous avons tenté de joindre le chef de département, pour avoir son point de vue et plus d’explications sur cette affaire,mais tous nos efforts se sont révélés vains.
Affaire à suivre…

Par : YAZID BOULAOUCHE

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