Le tissu urbain précaire (ou ce qui en reste) à Constantine est au centre des préoccupations actuelles des autorités locales. La prochaine session de l’APW devra se pencher, entre autres sujets, sur ce problème a-t-on appris auprès de certains élus. L’heure est à l’urgence car les dernières intempéries qui ont sévi dans la wilaya ont donné le coup de grâce à plusieurs batisses précaires. Au niveau de l’arrondissement El Gammas qui, à lui seul, compte 75 baraques, les pluies torrentielles du début du mois en cours ont occasionné des dégâts considérables à 24 d’entre elles. Plusieurs familles se sont retrouvées sans toit. Devant cette situation extrême, la municipalité a installé, au pied levé, une cellule de crise afin de parer au plus urgent. Au même chapitre, la vieille ville abrite au moins 40 bâtisses dans un état similaire de délabrement. Les locataires y vivent avec la peur au ventre, appréhendant, jour après jour, la saison des pluies. Selon certaines indiscrétions, les pouvoirs publics locaux planchent sur le problème du relogement des derniers mal-logés de la wilaya avant la venue de l’hiver. Constantine qui s‘est débarassée d’un grand pan de ces bidonvilles grâce au plan de relance alloué par le gouvernement, continue de faire face à quelques poches urbanistiques "bidonvillisées". Actuellement, il est recensé 230 habitats précaires dont la majorité est située dans le lieu dit Fedj Errih. A la faveur d’un déplacement sur le pôle de la nouvelle ville Ali-Mendjeli, le chef de l’exécutif a annoncé que l’éradication de l’habitat précaire dans la capitale de l’est est entrée dans sa phase finale. Engagement est pris pour le courant de l’année.
Par : N. D.