Le projet du transRhumel est entré dans sa phase exécutive depuis peu. C’était d’ailleurs l’objet de la réunion tenue, dimanche dernier, par le chef de l’exécutif et les différents partenaires. Cet édifice, plutôt ce mastodonte architectural, sera d’une longueur totale de 1.119 mètres, d’une hauteur de 130 m et d’une portée principale de 245m. Il sera doté d’un tablier de 27,34m, soit 4 voies.
Le projet de ce viaduc géant fait partie d’un ensemble de réalisations que Constantine, sous l’égide du wali actuel, a inscrit dans son programme de développement. La troisième ville du pays qui devrait caracoler sur la liste des grandes cités, traîne encore la savate et ploie, depuis des décennies, sous les tares des métropoles, pour paraphraser les urbanistes. Le transRhumel deviendra un atout qui la propulsera au devant de bon nombre de villes maghrébines car c’est le reflet d’une politique urbanistique étudiée et avisée. Après les projets du téléférique, de la rénovation du stade Benabdelmalek, du tramway, de la ville universitaire, c’est autour du viaduc, de consolider le socle du développement dès 2012, date prévue pour sa réception. L’idée a germé localement puis s’est transformée en réalité grâce à l’aval présidentiel. Sollicité par le wali Boudiaf lors de l’une de ses visites à Constantine, le président de la République, qui a répondu favorablement au projet, a toutefois émis quelques réserves. La concrétisation de ce dernier devra se faire dans le cadre exclusif du partenariat bilatéral algéro-brésilien. Cet engagement a été observé à la lettre et c’est le groupement brésilien Andrade Gutierrez (AG) qui en est aujourd’hui le maître de l’ouvrage. Cette entreprise qui jouit de soixante ans d’expérience a à son actif, un palmarès d’innombrables réalisations aussi prestigieuses les unes que les autres dans les cinq continents. Qu’il s’agisse du batiment, de l’hôtellerie, des routes, des ponts ou des barrages, etc., AG a laissé son empreinte dans plusieurs pays dont l’Algérie où elle est présente en force à Jijel, Oran, Ghardaïa et Alger. Sur le plan technique, la construction en question sera dotée de fondations spéciales adaptées au phénomène de glissement qui freine, par endroits, l’essor de la région. La résistance aux séismes et aux vents conformément aux normes eurocodes est un paramètres vital appliqué rigoureusement. L’itinéraire du transRhumel qui commencera à partir de la place de l’ONU (appelée communément El Fedj) pour se terminer à proximité du plateau d’El Mansourah, enjambera un grand pan de la ville. Son apport à l’amélioration de la fluidité du trafic urbain ne souffre d’aucune discussion. C’est aussi la garantie d’une sécurité routière maximale, d’une optimisation de l’impact sur les voies existantes sans pour autant enlaidir le paysage, le viaduc, qui est une combinaison de technologies de pointe et de l’aspect architectonique se fondra aisément dans le décor local.