A l’issue de cette rencontre avec la presse, l’entraineur national a tenu à faire une comparaison de son équipe avec celle des années 80 au sein de laquelle, pratiquement, l’ensemble des joueurs étaient des locaux.
Le sélectionneur national Rabah Saâdane a affirmé, s’exprimant sur la rencontre face au Rwanda de dimanche prochain, hier, lors d’un point de presse animé au centre de presse Mohamed-Boudiaf à Alger, que "l’équipe nationale a beaucoup de chances d’aller au Mondial". "On a de fortes chances d’aller à la Coupe du monde, mais il faut rester très concentrés sur les deux rencontres quinous restent, contre le Rwanda, avant d’affronter au mois de novembre l’Egypte. Restons concentrés, le reste se réglera au moment opportun. Gardons les pieds sur terre et préparons-nous pour le Rwanda". Concernant les trois joueurs expulsés, le coach national affirmera que c’est une discision personnelle pour laquelle il n’a pas à donner de précisions.
Concernant, toujours le match contre le Rwanda, Rabah Saâdane estime : "ce ne sera pas aussi facile qu’il y parait", soulignant que "l’équipe du Rwanda a préparé sérieusement,cette rencontre afin d’arracher le billet de participation à la CAN, récupérant tous leurs joueurs professionnels". C’est pour cela, a-t-il indiqué qu’ "il faut comprendre que c’est une rencontre qui ne sera pas aisée, le Rwanda est une équipe difficile à manier. Donc, il faut se préparer activement pour faire un bon résultat".
A l’issue de cette rencontre avec la presse, l’entraineur national a a tenu à faire une comparaison de son équipe avec celle des années 80 au sein de laquelle pratiquement l’ensemble des joueurs étaient des locaux, le conférencier précisera : "Il est difficile de faire la différence entre cette équipe et celle de 2009, je dirai qu’il y a beaucoup de similitudes.
La base de l’équipe de l’époque était beaucoup plus en Algérie, notre football àcette époque était dans un cadre professionnel, je dirais "socialiste", donc nous avions des clubs très solides qui étaient bien structurés et qui produisaient beaucoup de joueurs de haut niveau et en plus de cela l’équipe nationale était en stage permanent, alors que maintenant, nous ne sommes plus dans la même situation.
Effectivement il y a moins de moyens sur le plan financier, mais les conditions de travail sont meilleures actuellement, je dirai donc que c’est surtout l’organisation qui s’est améliorée, le cadre également. et la base de l’équipe actuelle se trouve beaucoup plus à l’étranger, Ce sont des joueurs qui viennent de clubs étrangers dans lesquels ils ont été formés convenablement et qui jouent à de très hauts niveaux en Europe.
Là je pense que notre football en Algérie, notamment au niveau des clubs, est en crise". Il expliquera dans ce cadre qu’un plan de relance a été lancé par la Fédération, toujours dans le même sillage, l’orateur indiquera "j’espère qu’avec le plan du président Raouraoua, tout va repartir prochainement, et que cette dynamique créée par l’équipe nationale permettra cela. Nous avons des joueurs qui ont beaucoup de qualité au départ, mais il faudrait qu’ils travaillent sérieusement dans leurs clubs pour pouvoir améliorer encore leur rendement sur le terrain".
Interrogé sur le secret de sa réussite pour les missions qui lui ont été confiées, à titre d’exemple celles avec l’ESS et le RAJA de Casablanca lors du match contre le MCO, en 2004 avec la Coupe d’Afrique et aujourd’hui pour les éliminatoires, l’entraineur national affirme qu’ "il n’y a pas de secret, mon parcours est dû, je le pense, notamment, d’abord à ma formation, et à mon implication depuis mon jeune âge. Joueur d’abord, ensuite professeur d’éducation physique, j’ai travaillé à de hauts niveaux avec les meilleurs entraineurs aussi bien algériens qu’étrangers. En réalité, c’est mon expérience internationale de haut niveau qui m’a permis d’être là où je suis. Je pense que le secret est un petit peu là sans oublier l’organisation et le choix des hommes du staff technique, c’est tout ça qui fait la réussite, ce n’est pas la réussite d’un seul homme mais de tout un groupe".
M. S.