Le Midi Libre - Midi Alger - Circulation toujours infernale
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Edition du 29 Septembre 2009



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Trémies, en deça des attentes
Circulation toujours infernale
29 Septembre 2009

En dĂ©pit de la rĂ©alisation de trĂ©mies au niveau de diffĂ©rents points, jugĂ©s noirs, conduire dans Alger est toujours aussi infernal et il n’est pas rare de passer plus d’une heure sur un parcours de 5 ou 6 kilomètres. Avec la rentrĂ©e universitaire et la remise en service des bus du COUS, les choses vont se compliquer davantage.

Des dizaines de trĂ©mies ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©es ces quelques dernières annĂ©es au niveau de la capitale dans l’objectif d’y dĂ©sengorger la circulation et tenter de soustraire la ville Ă  l’asphyxie due aux encombrements qui sont devenus le lot quotidien des automobilistes. Ces rĂ©alisations se poursuivent encore puisque plusieurs trĂ©mies sont au programme du plan adoptĂ© d’un communb accord par les dĂ©partements des transports et des travaux publics. NĂ©anmoins, sur le terrain, les attentes sont trop souvent déçues et ces multiples trĂ©mies ne trouvent pas vraiment l’Ă©cho estompĂ©.
A parler franchement, il faut admettre que certains points noirs font dorĂ©navant et quasiment partie du passĂ©, Ă  l’instar de la trĂ©mie de Chevalley, qui a peu Ă  peu rĂ©ussi Ă  absorber l’intense circulation prĂ©sente sur les lieux et qui dans un passĂ©, encore proche, constituait un vrai problème pour les autoritĂ©s communales de cette commune. La trĂ©mie de AĂŻn Allah Ă  Dely Ibrahim a Ă©galement procurĂ© un rĂ©el soulagement aux usagers après sa rĂ©ception, mais on peut arrĂŞter ici l’Ă©numĂ©ration des trĂ©mies ayant rĂ©ussi Ă  rĂ©sorber les bouchons. En effet en «s’amusant» (ce qui est loin d’ĂŞtre une sinĂ©cure) Ă  sillonner les principaux points noirs au niveau desquels ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©es des trĂ©mies, on dĂ©couvrira de manière gĂ©nĂ©rale que ces rĂ©alisations sont loin de rĂ©soudre le casse-tĂŞte des encombrements. Les embouteillages y sont toujours lĂ©gion et perturbent toujours autant la circulation dans Alger. Cela est dĂ», souvent, Ă  la constitution de nouveaux points noirs après l’Ă©radication des prĂ©cĂ©dents. Il faut dire que ces dernière annĂ©es, la capitale a connu une extension remarquable en termes d’habitation, mais, surtout anarchique et sans prendre en compte le rĂ©seau routier. De nouvelles citĂ©s urbaines ont vu le jour, sans pour autant que les amĂ©nagements routiers, qui auraient dĂ» suivre ne soient instaurĂ©s, Par consĂ©quent les personnes appelĂ©es Ă  se dĂ©placer d’un point Ă  un autre continuent Ă  emprunter des routes non conçues pour ce flux supplĂ©mentaire de vĂ©hicules. La centralisation des administrations au niveau de la capitale ne contribue pas Ă  l’amĂ©lioration de la situation de plus en plus critique.

Voie desservant Draria-Oued Romane, nouveau point noir
A titre illustratif, la voie routière menant de la localitĂ© de Draria Ă  Ben Aknoun, et traversant les localitĂ©s d’El Achour et Oued Romane, connaĂ®t depuis trois ou quatre ans une circulation intense et dense. Les automobilistes qui empruntent cette voie quotidiennement se plaignent d’un embouteillage permanent. «Je dĂ©marre de chez moi Ă  7h du matin pour me rendre Ă  mon travail Ă  Ben Aknoun. J’y arrive rarement avant 8h30», nous affirme un rĂ©sidant de Oued Romane. Pour rappel sept petits kilomètres seulement sĂ©parent ces deux localitĂ©s. Sur l’Ă©troite route empruntĂ©e par les vĂ©hicules, les voitures forment une chaĂ®ne interminable, klaxonnant tout le long, provoquant ainsi une tension supplĂ©mentaire et surtout des retards pĂ©nalisants et impardonnables pour les employeurs.

El Biar, les sempiternels bouchons
Des Ă©tudes ont Ă©tĂ© menĂ©es, en vain, par les dĂ©partements des transports et des travaux publics pour tenter d’apporter une solution aux sempiternels bouchons constatĂ©s, Ă  longueur d’annĂ©e dans la localitĂ©. Cette localitĂ© est devenue, au fil des annĂ©es, une vĂ©ritable hantise pour les conducteurs qui apprĂ©hendent de s’y rendre. Il est indĂ©niable que la circulation y est infernale et l’etroitesse des routes tracĂ©es en plein milieu de citĂ©s d’habitation Ă  très forte densitĂ©, empĂŞche, jusque-lĂ  toute initiative ou rĂ©alisation d’une trĂ©mie qui pourrait, peut-ĂŞtre, attenuer ce phĂ©nomène.

Paroles de citoyens et sagesse populaire
Un gĂ©rant d’auto-Ă©cole, doyen Ă  BouzarĂ©ah, affirme, pour sa part, concernant ces bouchons de plus en plus prĂ©sents, que l’unique solution pour dĂ©sengorger ces zones et points noirs est «premièrement et avant tout la rĂ©alisation de nouvelles routes et accès vers les localitĂ©s qui continuent Ă  souffrir de ce phĂ©nomène». Pour lui ces nouvelles routes devraient ĂŞtre rĂ©alisĂ©es loin des citĂ©s d’habitation et devraient pouvoir desservir la banlieue algĂ©roise. Car, argumente-t-il «ce sont les voitures venant souvent d’autres localitĂ©s, notamment celles du sud et de l’est de la capitale qui gĂ©nèrent ces chaĂ®nes interminables et ces bouchons inextricaples». Cela demeure certes l’humble avis d’un citoyen lambda, nĂ©anmoins grand connaisseur des voies et artères pour les avoir longtemps sillonnĂ©es. Les dĂ©partements de transports et des travaux publics devraient, peut-ĂŞtre, donc s’inspirer de cette sagesse populaire qui ne s’embarasse pas de calculs techniques et autres expertises et se contente de prĂ©senter les choses simplement et selon une logique imparable. Cette sagesse pourrait, pourquoi pas, ainsi inspirer les moyens et rĂ©alisations futures Ă  mĂŞme de dĂ©sengorger la capitale.

Par : YAZID BOULAOUCHE

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