Caricature Sidou
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| Ain-Defla , la passion pour la lecture a disparu |
| Le livre est rare chez les librairies |
| 5 Septembre 2009 |
La passion pour la lecture a tendance à se perdre à travers toutes les villes de la wilaya. Les bibliothèques, les salles de lecture, les maisons de jeunes, les centres culturels ne reçoivent que peu de monde. Cette faible fréquentation des lieux de lecture, constatée surtout chez les jeunes relève de plusieurs facteurs. En premier lieu, c’est l’environnement social qui reste peu favorable au développement de l’activité culturelle, mais surtout l’état lamentable de ces bibliothèques et la pauvreté du fonds documentaire.
Conçues initialement pour être de véritables centres de rayonnement culturel, elles sont transformées en salles de jeux et cybercafés. Dans la bibliothèque du centre culturel de Khemis-Miliana, quelques jeunes fouillent les rayons à la recherche de quelques titres pour terminer leurs thèses. «Il y a un manque flagrant d’ouvrages scientifiques et depuis longtemps, on attend une dotation de manuels, mais aucune action n’a été entreprise pour la réhabilitation du livre», me signale Hamid, un jeune étudiant habitué des lieux.
A Miliana, il ne reste qu’une seule librairie qui vend du matériel administratif et des cadres en guise de cadeaux. Les férus de lecture trouvent plusieurs astuces pour se procurer des titres nouveaux : être en contact avec des parents émigrés dans l’espoir de recevoir des colis de livres ou bien se rendre dans la capitale pour visiter quelques librairies. Mais, là, c’est une autre histoire : «Les livres coûtent trop cher et pour nous, la lecture devient un luxe» me confie, Farid, fonctionnaire âgé de 32 ans.
Au centre universitaire de Khemis-Miliana, les étudiants font le parcours du combattant pour dénicher quelques titres indispensables pour leur formation. Nous terminons par la réflexion de cet enseignant retraité rencontré au jardin public : «Hélas! l’image du jeune tenant un livre pour son épanouissement culturel a disparu ! Quant à nous, vous voulons rendre hommage à nos maîtres d’école qui nous ont donné le goût de la lecture, car le livre reste toujours cet ami irremplaçable.
Par : Chems-Eddine Mourah
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