Né le 26 février 1934, à Bouyala, dans la commune des Ait Khelili. Ammi Smail a fréquenté comme tous les enfants de son époque, l’école coranique que dirigeait son père Yahia Dahlal, fort connu pour son intégrité et le respect dont il jouit dans son entourage.
Pendant le début de la révolution armée, Di Dahlal fut contacté par un certain Abderrahmane, en l’occurrence qui, à l’époque habitait le village voisin portant le nom de Arous dans la commune de Larbaa Nath Irathen. Ce dernier était accompagné principalement de Mhenna Zoud et de Omar Ghides, le chef du front local. Après avoir expliqué à Monsieur Dahlal l’objet de leur visite, ils ont tout fait pour le convaincre du bien-fondé de leur démarche, consistant à rejoindre les rangs des Moudjahidine afin de combattre l’occupant.
J’ai accepté d’être avec eux, en abandonnant tout mes projets pour la juste cause dira-t-il en substance. Au mois de décembre 1957, lors d’une opération de ratissage de grande envergure par l’armée coloniale dans la région, j’ai été capturé avec un de mes compatriotes du nom de Omar Moh Ouali du village Sahel.
Emmenés dans un camp de concentration à Mekla, ils sont restés plus d’une dizaine de jours entre les mains de leurs geôliers, qui usèrent de tous les stratagèmes, y compris la torture, pour leur soutirer des renseignements, mais en vain. Constatant que rien ne peut les faire parler, ils sont mis d’office à la disposition des soldats français pour un châtiment plus inhumain.
Une fois de plus les soldats nous ont frappés et humiliés avant de nous charger comme du bétail sur un camion pour une autre destination, sans savoir exactement ce qui nous attend, affirmera ammi Smail en évoquant ces souvenirs douloureux dont il garde encore des stigmates.
Arrivés à un endroit communément appelé Lekhmis, fort connu pour sa rigueur, il se rappela de tout ce qui s’est passé en cette maudite journée où un hélicoptère les attendait, pour dit-il, faire mon dernier voyage.
Après leur avoir bandé les yeux, les mains attachées derrière le dos, on le jeta ainsi que son ami dans l’appareil et ils furent transportés dans les airs, sans savoir ce qui va leur arriver.
‘’J’ai senti un vent froid et glacial qui pénétrait de partout, j’ai compris que les portières de l’hélico n’étaient pas fermées et qu’il fallait s’attendre au pire. Je ne saurais vous dire par quel miracle j’ai eu la vie sauve, ce que je sais c’est que je me suis évanoui, juste après la mort de mon ami, je me suis réveillé dans une cellule sombre, j’avais deux personnes en face de moi, que je n’avais jamais vues auparavant, qui disaient : c’est bon il s’est réveillé’’.
Par : K. Z.