Le festival de Djoua, tenu du 5 au 11 du mois en cours, à Boukhelifa (Bejaia), a connu une réelle réussite, notamment, sur le plan organisationnel.
L’objectif assigné est, pour rappel, de mettre en valeur le patrimoine touristique et ancestral, mais surtout promouvoir le tourisme de montagne dans cette région reculée de la wilaya. Même si les chiffres sur lesquels s’appuient les organisateurs restent relatifs, il est enregistré près de 2000 visiteurs chaque jour au site qui peut contenir jusqu’à 6000 personnes. «Nous sommes pleinement satisfaits de l’organisation de cet événement et du nombre inestimable des visiteurs venus de toutes les wilayas du pays et de l’étranger. Nous remercions l’engagement de toutes les parties dont les autorités locales», confie un organisateur. Même son de cloche chez un visiteur venu de France en famille pour passer ses vacances à Bejaia et découvrir les monts de Djoua : «C’est agréable de découvrir les monts de Boukhelifa et les atouts de cette région lui permettant de prévoir un avenir touristique enchanteur», déclare-t-il. Un pari donc réussi pour l’association écologique de Djoua, organisatrice de cet événement en collaboration avec l’association qui porte le même nom à Paris. Ce n’est pas le fruit du hasard, mais d’une longue abnégation et des préparatifs dont le début date du mois de janvier. Cela sans omettre l’imposant dispositif matériel et humain consacré pour la réussite du festival et assurer une ambiance familiale en toute sécurité. Le festival s’est déroulé en pleine aire en contrebas des montagnes d’Ait Bimoun relevant de la commune de Boukhelifa. Il a réussi à réunir beaucoup d’artistes aussi connus, animant des soirées conviviales devant un public en or. Il s’agit de Malika Domrane, Akli Yahiaten, etc.
Sous forme de «souk» constitué de stands animés par des artisans, ces derniers présentaient et vendaient leurs produits fabriqués surplace, aux visiteurs. Ce fut l’occasion pour ces producteurs de montrer leur art et d’en instruire les citoyens intéressés. Le visiteur a pu découvrir une variété de métiers de l’artisanat de la région kabyle, mais aussi de régions des autres pays du Maghreb ou du sud du Sahara. Durant ce festival, il y z eu, également, un espace culturel consacré aux manifestations artistiques : musique, poésie, contes, théâtre... Une scène équipée de moyens techniques nécessaires (sonorisation, éclairage, décors, etc.) a accueilli les représentations de concerts de musique traditionnelle ou de variétés, les danses, les chants, etc. Ces manifestations ont été programmées de façon à ponctuer des moments de la journée en cohérence avec les autres activités du festival.
Un espace de conférences et débats a été, en marge de cette manifestation, consacré à des intervenants originaires du village ou de la région. Le choix des thèmes a privilégie les questions relatives à l’histoire de la région, la mise en valeur du littoral, la promotion touristique et, surtout, la problématique liée au développement local. Des expositions et des projections documentaires ont été aussi organisées lors de cet événement qui a vu, également, un espace consacré à des associations locales, afin de faire connaitre leurs activités.