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Edition du 30 Juillet 2009



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De Ain Allah à Draria
Un nouvel eldorado manquant de vert
28 Juillet 2009

Erigées à la fin des années 90, les communes s’étendant de Ain-Allah au chef-lieu de la commune de Draria, ont réussi à se faire une place de choix parmi les communes algéroises les plus huppées. Le seul bémol, et pas des moindres, restant l’inexistence d’espaces verts.

Draria est située au sud-ouest algérois, à une quinzaine de kilomètre d’Alger-Centre, ses localités les plus connues sont Ain-Allah, Oued-Romane, El Achour et enfin Draria. Ces dernières sont connues pour leur cadre de vie «amélioré», ceci en comparaison d’autres localités algéroises.
La petite bourgeoisie algéroise investit les lieux
Une dizaine d’années en arrière, cette grande superficie, s’étendant sur une superficie dépassant les 10km2, était entièrement boisée et renfermait loups et sangliers. D’ailleurs il n’est pas rare de voir, aujourd’hui encore, au petit matin ou au crépuscule, un sanglier traversant tranquillement la route. L’espace boisé a été morcelé et cédé à la petite bourgeoisie algéroise en quête de terrains où ériger leurs maisons cossues. Cette région s’est recouverte, en un temps record, de superbes villas, de maisons de maître et d’immeubles résidentiels. La résidence Sahraoui à Ain-Allah suffit à illustrer le standing recherché par cette bourgeoisie.
Afflux des familles sur Draria les soirées d’été
En été Draria reste la seule commune qui peut se targuer de rivaliser avec Staoueli. Les familles sont nombreuses à affluer vers cette «mecque» des brochettes à la braise. Une dense circulation de voitures y est présente tous les soirs, parfois bien après minuit. Les familles apprécient le calme et la sécurité régnant en ces lieux. Ceci sans omettre la réputation qu’ont fini par se faire les rôtisseries qui rivalisent entre elles pour proposer le meilleur service possible. Cette zone est appelée à connaître une plus grande expansion encore avec la réalisation d’importantes cités à El Achour.
Le point noir à déplorer,
l’absence d’espaces verts
Partout où porte le regard, malheureusement il n’y a presque que du béton à perte de vue. Une ville dans laquelle les espaces verts ont été sacrifiés au profit du béton. La forêt a presque entièrement disparue. En plusieurs occasions, interpellés à ce sujet, les responsables communaux renvoient la balle dans le camp des ex-maires qui n’auraient pas pensé, selon eux, à la création de ces espaces de détente et d’oxygénation de la ville. Certes, avant eux, les concepteurs-architectes- n’ont pas eux non plus réfléchi à réserver à la nature sa part légitime. L’unique souci du moment était de créer une ville qui puisse absorber une partie de la crise aiguë du logement que connaissait et que connait encore la capitale. Le plus urgent était de dépasser la crise au mépris des critères environnementaux. D’ailleurs, toutes les villes, construites ces dernières années, à travers le territoire national sont conçues sans le moindre souci de espaces verts.

Par : YAZID BOULAOUCHE

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