Après avoir perdu son logement social, attribué par la justice à sa première épouse, Lakhdar Khalfouni s’est vu réduit avec sa femme et ses sept enfants à vivre dans des squats. Il est, encore une fois, sous la menace d’une expulsion de son dernier toit de fortune : la cage d’escalier d’une vieille église à l’abandon et menaçant ruine...
Lakhdar Khalfouni avec sa femme et ses sept enfants est menacé d’être expulsé, par les services locaux de la commune d’El Harrach, de son abri de fortune. La famille Khalfouni a trouvé refuge dans la cage d’escalier d’une église abandonnée située à la rue Ghaboub à El Harrach. Le chef de famille a tenté, à maintes reprises, de se rapprocher du P/APC dans l’espoir de mettre fin à sa précarité. Son unique souhait est de pouvoir offrir à sa famille un toit décent. Leurs conditions de vie actuelles sont inhumaines et ils sont exposés à toutes sortes de maux, d’ailleurs la maman souffre d’une grave maladie. Les nombreux S.O.S. de M. Khalfouni sont demeurés, à ce jour, vains, le P/APC a même donné des instructions pour leur expulsion afin de procéder à la réhabilitation des lieux. Le père n’a eu d’autre choix que de se rapprocher de la presse afin de tenter de médiatiser sa misérable condition et faire parvenir son message aux responsables concernés.
Lakhdar a-t-il toujours vécu dans cette cage d’escaliers ?
Lakhdar Khalfouni possédait un appartement... lors d’une lointaine étape de sa misérable vie, ayant par le passé bénéficié d’un logement social. Marié une première fois, son ex-épouse, après le divorce, s’est vu attribuer ledit logement. C’est ainsi que Lakhdar s’est retrouvé sans abri avec sa seconde famille. Il a, tout d’abord, occupé les locaux d’une salle des fêtes à El Harrach. Le P/APC, à l’époque, déclare Lakhdar, leur avait promis, afin de leur faire quitter la salle des fêtes, qu’ils allaient être relogés dans le quartier où se situe l’église squattée. Le père de famille s’est ainsi retrouvé occupant la cage d’escaliers d’un immeuble précolonial abandonné et risquant l’effondrement. La famille Khalfouni vit aujourd’hui dans l’angoisse de se retrouver à la rue. Dans le souci d’avoir plus de précisions sur la tragique situation de cette famille, qui vit dans la hantise du lendemain, nous avons tenté de prendre contact avec l’un des responsables de l’APC proches du dossier, mais toutes nos tentatives se sont révélées vaines. Affaire à suivre donc…
Y. B.