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Edition du 15 Juillet 2009



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Louiza Ighilahriz
Une Algérienne authentique
15 Juillet 2009

Lorsque Louiza Ighilahriz a édité son récit ‘‘Algérienne’’, elle ne s’attendait certainement pas à ce que ce dernier puisse réveiller les vieux déments et remettant en cause certains concepts de l’ordre établi. Elle ne s’attendait pas non plus à voir la presse se saisir du sujet, pour donner ensuite libre propos à tous ceux veulent régler leurs différends historiques par medias interposés. Toutes ces vérités, sur certains hauts faits d’armes de la guerre de libération, que Mme Louiza Ighilahriz a mentionnés dans son livre, ne sont, comme aime-t-elle à le souligner, que la partie apparente de l’iceberg, car toujours selon elle, beaucoup de choses restent à écrire. Ces propos reflètent ce qu’elle a vécu dans sa chaire et n’ont aucune commune mesure avec les récits enjolivés de fictions, qui sont loin de la réalité d’une occupation coloniale qui a duré plus d’un siècle et demi. Née le 22 août 1936 à Oudjda, dans le Royaume chérifien, (Maroc), les parents de Louiza Ighilahriz sont originaires de la Kabylie, plus précisément de la région de Tigzirt, dans la wilaya de Tizi-ouzou.
Son père, Saïd, est né au village de Tifra, tandis que sa mère, Tassadit Tissira, est née à Tourirt Ait Zouaou dans la haute Kabylie. Après de brillantes études primaires, elle devait fréquenter le lycée Lazerge (Frantz Fanon, actuellement) avant de rejoindre le premier mouvement de grève décrété par le FLN en 1956.
A partir de cette date, elle dut abandonner ces études, pour se consacrer entièrement à la cause nationale et devenir l’une des premières femmes à activer dans la zone autonome d’Alger particulièrement en compagnie de sa sœur Malika Ighilahriz.
Lors de la bataille d’Alger, elle entre définitivement en clandestinité et fut chargé par le FLN de transporter et d’alimenter les groupes en activités en armes, munitions et médicaments. L’autre tache des plus délicates, dont est chargée Louiza, demeure le renseignement, ce qui manque énormément à l’époque pour maintenir le moral des groupes.
Après l’arrestation de sa sœur Malika, le 6 août 1957, avec le groupe responsable de la bataille d’Alger, elle prend le maquis en Zone 2, dans la région de la wilaya 4 ou elle activa jusqu’à son arrestation le 29 septembre 1957.
Retenue jusqu’au 15 décembre de la même année au siège de la dixième DP du Général Massu, elle dut subir toutes sortes de vexations et d’intimidations avant d’être soumise aux pires tortures. Le 22 décembre 1957, elle est condamnée et incarcérée à la prison de Barberousse, puis transférée vers les prisons de Fresnes, Bordeaux, Pau et Damien notamment, pour ensuite être mise en résidence surveillée à Bastia (Corse) et ce, jusqu’à l’Indépendance. K Z


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