Les habitants de la cité des palmiers et des 75 logements d’Aokas à Bejaia s’opposent catégoriquement à l’idée que le stade combiné de proximité soit transformé en un dancing. En effet, a-t-on constaté de visu, ce stade vit ses derniers jours au rythme des préparatifs et embellissements au grand désarroi des jeunes du quartier. Les amateurs de football qui s’étaient habitués, pour échapper à la monotonie des longues journées de vacances, à y organiser, chaque année, des tournois inter-quartiers, ne savent plus où pratiquer, cet été, le sport le plus populaire du monde. Pis, ils s’interrogent quant à la réglementation régissant les normes d’accueil des touristes et la gestion des lieux d’utilité publique. Pourtant, le même problème s’est posé l’été passé où le stade a été transformé, par le même gérant, en dancing malgré l’opposition des jeunes sportifs. « Nos responsables ne pensent qu’à la rentabilité sans se soucier des loisirs des jeunes surtout en été. Nous les invitons à prendre les choses en main et imposer le respect de la vocation des aires de jeux dans la ville», s’indigne un membre de l’association de la cité des palmiers. Interrogé à ce propos, le P/A.P.C d’Aokas estime que la responsabilité incombe en premier à la commission chargée de la gestion de la saison estivale qui a accordé l’aurorisation à un privé. «Je me suis fermement opposé devant la commission au fait de transformer le stade en un dancing, en attendant de convoquer son gérant pour lui interdire cette opération inopportune», se défend le premier responsable de cette commune balnéaire. Soulignons encore que parmi les quelque 10 dancings que compte cette ville, seul un répond aux normes d’accueil des touristes en attendant l’approbation, d’ici quelques jours, d’un autre par la direction du tourisme.