Les protestataires justifient leur action par le refus de la direction des transports de les associer à toute décision concernant de nouvelles affectations de lignes.
Hier, la majorité de 180 chauffeurs de taxi que compte la wilaya de Chlef a observé un arrêt de travail d’une journée en signe de protestation contre les nouvelles mesures prises par la direction des transports et concernant l’attribution de nouvelles licences d’exploitation de taxi. Dans un communiqué transmis à la wilaya, les protestataires justifient leur action par le refus de la direction des transports de les associer à toute décision concernant de nouvelles affectations de lignes d’autant plus, diront-ils, que " le nombre actuel de taxi est largement suffisant pour couvrir les besoins de la population en matière de transport et de telles décisions mettent en péril notre activité". A titre d’exemple, les chauffeurs de taxi citent les cas des dessertes les plus importantes : Ténès avec 84 bus de 30 places chacun, Chettia 130 bus et Oued-Fodda 56. Ce nombre de bus en exploitation a créé, selon les protestataires, des encombrements quotidiens au niveau de la gare routière centrale de Chlef. Il faut signaler que ce mouvement de grève auquel le syndicat des transporteurs de Chlef apporte son soutien a été précédé, il y a deux mois, par autre arrêt de travail pour les mêmes raisons. Quant à l’administration, elle refuse toute ingérence dans ces affaires estimant que "si de nouvelles affectations de lignes sont opérées, c’est en fonction des besoins des populations en matière de transport". Il faut signaler au passage que ce débrayage a été rudement resssenti par les nombreux citoyens qui utilisent ce mode de locomotion.