La population active dans la wilaya est estimée à 272.130 personnes tandis que celui des chômeurs dépasse les 33.000 personnes. Par ailleurs, cette rencontre s’est voulue une occasion pour faire connaître aux jeunes sans-emploi les différents dispositifs des micros-crédits (ANSEJ, CNAC, etc.).
Lors d’une rencontre avec les représentants de la société civile (mouvement associatif) et les directeurs de l’exécutif de wilaya, tenue durant le week-end dernier au siège de la wilaya de Boumerdès, le wali a exhorté l’administration à s’impliquer d’avantage dans la lutte contre le chômage. Il a plaidé pour une nouvelle stratégie de communication dans le domaine afin de mieux informer les demandeurs d’emploi sur les opportunités et les dispositifs de lutte contre le chômage mis à leur disposition par les pouvoirs publics. Selon les statistiques données au cours de cette rencontre, le taux de chômage dans la wilaya a connu une baisse sensible ces dernières années. « Le taux a atteint 12% en 2008 alors qu’il était de 28,70 % en 2000 », a-t-on indiqué. Ce qui représente une baisse de 16 %. La population active dans la wilaya est estimée à 272.130 personnes tandis que celui des chômeurs dépasse les 33 mille personnes. Par ailleurs, cette rencontre s’est voulue une occasion pour faire connaître aux jeunes sans-emploi les différents dispositifs des micros-crédits (ANSEJ, CNAC, etc.) dont il peuvent bénéficier. Néanmoins, la majorité des jeunes rencontrés en marge de cette réunion, se déclarent pessimistes quant à l’attractivité desdits dispositifs. Ils déplorentent la lenteur des procédures de création d’entreprises, qui prennent souvent beaucoup trop de temps. «J’ai tout épuisé pour créer une petite entreprise (PME), les procédures sont très contraignantes», nous dira un jeune promoteur de Dellys. «En Belgique les démarches de création d’une entreprise ne peuvent pas dépasser cinq jours, mais chez nous cela relève du parcours du combattant», fulmine un autre promoteur de la région des Issers. Ce handicap, est perçu comme l’un des plus grands obstacles aux promoteurs désirant créer de petites entreprises. À cela l’on peut ajouter celui relatif au contrat de location des locaux, dont la durée doit être de cinq années. Dans ce cadre il est à souligner que le programme des 100 locaux par commune, lancé par les pouvoirs publics est toujours loin de répondre aux exigences pressantes des jeunes chômeurs. Le programme en question souffre de diverses lacunes. La plupart des sites, où sont implantés ces locaux, sont situés loin du périmètre urbain, à l’instar de ceux construits aux Issers, à Naciria, à Afir, à Ammal et à Chabet El Amer. À cela l’on peut ajouter leur exiguïté, qui selon les jeunes, ne convient plus à aucune activité commerciale. D’autres jeunes promoteurs, qui ont eu la chance de bénéficier d’un micro-crédit, se plaignent des problèmes liés à la commercialisation de leurs produits. Beaucoup d’entres eux trouvent d’énormes difficultés à convaincre les responsables locaux à acheter leurs marchandise. «Nous trouvons des difficultés à vendre nos produits, car il y a une concurrence déloyale sur le marché local», nous confie un jeune investisseur de la région lequel souligne que cet obstacle ne se pose plus dans d’autres régions du pays. Il est à rappeler enfin, que la wilaya de Boumerdès a connu des contestations de jeunes chômeurs à l’image de celles déclenchées, respectivement, par des jeunes désoeuvrés des Issers et de Naciria contre la négligence dont font preuve les responsables lorsqu’il s’agit de la prise en charge de leurs doléances.