Pour ce vendredi, l’Office Riadh El Feth mettait toutes ses infrastructures au service de la culture et des loisirs du public. En parallèle avec le Festival international de la littérature et du livre de jeunesse la salle Ibn Zaydoun accueillait une chorale un petit peu spéciale qui venait chanter pour la bonne cause.
Organisé par l’association "Amine" et animé par l’ensemble artistique "Cham’s" ce concert a été mis en place dans le cadre d’une série d’activités culturelles visant à récolter des livres ou des jouets pour les enfants hospitalisés. Les deux organismes visent à enrichir autant que possible les bibliothèques des hôpitaux et surtout des services de pédiatries. Ainsi qu’à offrir aux enfants un minimum de loisirs afin d’atténuer les désagréments et les peines qu’une hospitalisation peut causer à un enfant.
La chorale compte plus de trente membres adultes et les enfants prêtaient leur voix à cette collecte. Chaque artiste portait une tenue traditionnelle typique d’une région du pays, ce qui donnait un effet de brassage culturel sur scène.
La chorale entame son spectacle un morceau andalou dans les règle de la tradition algéroise ; "touchya, m’sader dil, inklab moual, et khlasse". La chorale montre ainsi sa maîtrise de la musique andalouse malgré la différence d’âge et la présence d’une dizaine d’enfants bourrés de talents. Après cela l’ensemble passe à une compilation de chansons algériennes où ils sautent d’un style à un autre. Avec aisance ils passent du "chaabi au chaoui, du kabyle au staifi" et ainsi de suite sans interruption durant plus d’une demi-heure. Le tout accompagné d’un luth, un violon et d’un synthétiseur.
La grande particularité de cette chorale c’est qu’elle œuvre pour les enfants malades mais elle les fait aussi participer à cette œuvre qui est la leur. En effet certains éléments de la chorale sont malades mais ont bénéficié d’un suivi médical, psychologique et artistique pour en faire des artistes à part entière à l’image de "Nassy" coqueluche et pianiste de l’ensemble.
En deuxième partie de spectacle place à la chorale polyphonique qui interprètera un répertoire international dont Signor abatté en trois voix, un titre proche des chants ecclésiastiques avec de puissantes voix féminines et enfantines aiguës, et des voix masculines caverneuses. Après quoi la chorale entamait des chants populaires croates, italiens, et africains avant de passer à du gospel magnifiquement interprété avec une petite chorégraphie de groupe. Pour terminer, trois jeunes musiciens sont mis en avant pour un morceau de "touchya" avant de terminer sur un petit "medley" gnaoui. Les présents et adeptes de cette chorale étaient charmés par cet après-midi, et après une longue ovation tout le monde s’est dirigé vers l’esplanade. L’esplanade de Ryad El Feth quant à elle offrait ces chapiteaux à une pléiade de maisons d’édition qui exposaient leurs produits littéraires destinés aux jeunes lecteurs. L’organisation était convaincante et l’ambiance chaleureuse. Sans oublier un spectacle théâtral pour enfant qui a été donné à 20h30, heure à laquelle chaque jour l’organisation du festival prévoit un spectacle pour les têtes brunes, et en plein air.
Les lieux étaient bondés de monde, vu qu’en plus de cela se tenait un salon de la cuisine algérienne qui visait quant à lui à définir une culture culinaire comme atout touristique, ce qui reste du domaine du rêve pour le moment surtout vu le concept simpliste de l’exposition.
Le plus important est qu’avec une activité aussi intense le centre des arts de l’OREF a repris ses droits et la culture et le loisir familial étaient les maîtres mots de ce week-end. Pourvu que cela dure.