Faire sauter les verrous bureaucratiques, promouvoir le produit national et encourager les exportations hors hydrocarbures, tels étaient les principaux axes autour desquels s’est articulée la journée d’études qu’a organisée le week end dernier la Direction du commerce en collaboration avec la chambre de commerce et d’industrie des Bibans.
La situation de la wilaya de Bordj Bou Arréridj, qui compte 34 communes regroupées autour de 10 dairas et qui s‘étend sur une superficie de 3900 km2, lui confère un caractère stratégique du fait qu’elle est reliée aux quatre coins du pays par des réseaux routiers et ferroviaires considérés comme les plus importants au niveau national.
Et compte tenu de l’essor connu en matière d’investissement et en vue de satisfaire la demande de plus en plus importante de promoteurs, il a été créée une nouvelle zone industrielle à Mechta Fatima, et juste à côté un port sec pour désengorger le port de Béjaïa.
Il est important de souligner qu’en plus du marché local ou national où leurs produits sont largement réputés, certaines entreprises ont même tenté l’aventure de l’exportation.
D’où la nécessité de stimuler davantage cette tendance, étant donné que les sources en hydrocarbures sont tarissables.
Dans ce contexte, l’intervention de Marc Martinant, chef du projet Optimexport, a été axée sur le programme de renforcement des capacités exportatrices des PME algériennes pour la promotion et la diversification des exportations, qui s’élèvent péniblement à 2% par rapport aux hydrocarbures et ce, grâce au financement d’une coopération technique et de formation entre l’Algérie et la France. Dans ce sens, le wali, initiateur de cette journée, trouve que le meilleur moyen pour se mettre au diapason des pays développés, c’est d’abord d’en finir avec les verrous bureaucratiques hérités de l’ère de la pensée unique pour faire de Bordj Bou Arréridj, au bout de 5 à 10 ans, un pôle économique et non pas un immense bazar de friperie et de «restes» des autres. L’Algérie, dans les années 70, avait le même dynamisme.
Au total, tout ceux qui se sont succédé au pupitre étaient d’accord sur le fait que l’option de l’investissement et l’encouragement du produit national sont la seule alternative post-pétrole qui permettra à l’Algérie de gagner la bataille économique et pour qu’à terme, elle se fasse une place au soleil parmi les géants avec son adhésion à l’OMC et l’UE.
Par : A. A.