Le Midi Libre - Midi Centre - Les Scouts musulmans algériens collectent du sang pour les hôpitaux
Logo midi libre
Edition du 31 Mai 2009



Le Mi-Dit

Caricature Sidou


Archives Archives

Contactez-nous Contacts




Chlef, Commémoration de Mohamed Bouras
Les Scouts musulmans algériens collectent du sang pour les hôpitaux
31 Mai 2009

Pour commémorer le triste anniversaire de l’exécution par les forces d’occupation françaises de Mohamed Bouras le 27 mai 1941, accusé à tort d’espionnage au profit des Allemands, et voyant en ce personnage et érudit d’Ibn Badis, un danger pour la stabilité du régime colonial, la section du  mouvement des scouts musulmans algériens de Chlef a organisé une collecte de sang au profit des établissements hospitaliers de la wilaya.
A titre de rappel, Med Bouras constitua la première section à Alger (la section "El falah") en 1935 et commença à œuvrer à l’extension des sections scouts aux grandes viles du pays. Il oeuvra également pour la création de la première Ligue des Scouts musulmans algériens sous le patronage de Abdelhamid Ibn Badis. A ce titre,  Med Bouras est considéré comme le fondateur des Scouts musulmans Algériens.
Cette belle initiative, à l’actif des SMA de Chlef, vient à un moment où ce précieux liquide se fait rare, particulièrement, au niveau des services de la chirurgie des hôpitaux mais surtout dans les trois centres d’hémodialyse. Il faut signaler qu’à part quelques bénévoles réguliers du personnel de l’école de police de "Glaftia", ou des étudiants de l’université "Hassiba Ben Bouali", le don de sang ne représente que 20% tandis que 60% sont des dons familiaux. Les 20% restants se font en contrepartie. A une question posée à un médecin sur les raisons de ce peu d’engouement de la part des citoyens pour ce geste, oh! combien salutaire, il répondit que "les gens appréhendent mal ce geste et ont peur. Peur de contracter une maladie lors de l’opération de transfusion sanguine. A ce sujet, il faut noter que le don de sang est sécurisé, contrôlé et ne pose aucun problème pour le donneur sachant que ce dernier est préalablement ausculté" et que "son sang est, par la suite, analysé, ce qui lui permet de bénéficier d’un bilan médical gratuit, car, s’il a une pathologie, il sera immédiatement orienté".

Par : Bencherki Otsmane

L'édition du jour
en PDF
Le Journal en PDF
Archives PDF

El Djadel en PDF
El-Djadel en PDF

Copyright © 2007 Midilibre. All rights reserved.Archives
Conception et réalisation Alstel