Un parasol de récupération, un tabouret de fortune pour s’y asseoir, un vieux chiffon pour y étaler sa pitoyable marchandise, et le tour est joué. Sauf que la marchandise proposée ne peut être différenciée des détritus qui jalonnent les alentours de cet étal new look : quelques outils qui ne servent plus à rien puisqu’il y a bien longtemps qu’il n’y a plus rien à réparer, la bicoque tombant en ruine, des paires de chaussures de femmes, totalement éculées vestiges, peut-être, d’une autre vie ou récupération dans les poubelles de la ville. Ces frippiers, si l’on peut les nommer ainsi, proposent à la vente tout ce qui leur tombe sous la main, vieux chiffons, bouts de tuyaux, vieux robinets, clous rouillés... l’énumération serait bien trop longue. Le plus étrange, c’est que des personnes, d’apparence normale, s’arrêtent parfois devant ces misérables étals pour «admirer» ces rebuts étalés à la face du monde. Y.D.