Le constat relevĂ© par tous les patients que nous avons approchĂ©s est on ne peut plus rĂ©vĂ©lateur sur le manque du personnel paramĂ©dical au niveau de toutes les structures, mais aussi d’un manque de maĂ®trise flagrant quant aux nouvelles techniques de soin et de manipulations des appareils et autres Ă©quipements mĂ©dicaux.
Combien sont-ils ces malades Ă se rendre quotidiennement dans les centres de santĂ©, les hĂ´pitaux et les polycliniques rĂ©partis Ă travers le territoire de la wilaya de Mila, qui pour un mal de tĂŞte, qui pour des douleurs Ă l’estomac, qui pour des brĂ»lures, qui pour des blessures et combien en sont-ils revenus satisfaits. C’est la question que nous avons posĂ©e Ă ceux que nous avons abordĂ©s auprès de ces structures sanitaires et les rĂ©ponses, toutes aussi diffĂ©rentes les unes et les autres, appellent Ă l’urgence d’une meilleure prise en charge de ce secteur par le ministère de la SantĂ© et ce, pour pallier les insuffisances enregistrĂ©es, Ă l’exemple d’un grand nombre d’Ă©quipements dĂ©suets, encore en service dans certaines polycliniques et qui, selon un citoyen, «faussent tous les calculs et les efforts des mĂ©decins» et c’est Ă©galement l’avis d’un mĂ©decin.
Le constat relevĂ© par tous les patients que nous avons approchĂ©s est on ne peut plus rĂ©vĂ©lateur sur le manque de personnel paramĂ©dical au niveau de toutes les structures, mais aussi d’un manque de maĂ®trise flagrant quant aux nouvelles techniques de soin et de manipulation des appareils et autres Ă©quipements mĂ©dicaux, ce qui s’explique par l’absence de formation des personnels depuis de très longues annĂ©es. Tous sont Ă©galement formels sur la nĂ©cessitĂ© de recruter de nouveaux mĂ©decins gĂ©nĂ©ralistes et spĂ©cialistes pour parer au dĂ©ficit. Il y a quelque temps un concours, le premier depuis plus d’une dĂ©cennie, a Ă©tĂ© organisĂ© par le DSP de Mila pour le recrutement d’aides-soignants et d’infermiers et les admis sont actuellement en stage de formation, ils iront rejoindres les divers Ă©tablissements sanitaires, principalement ceux situĂ©s dans les zones rurales. La wilaya de Mila dispose de cinq ESPS (Etablissement public de santĂ© de proximitĂ©) auxquels il faudrait ajouter le grand hĂ´pital psychiatrique de Oued Athmania cinq ESPH et 28 UDS (UnitĂ© de dĂ©pistage et suivi). Un nombre important de structures signifie-t-il vraiment de bons servives ? LĂ est toute la question.
Encore et comme toujours, ce sont les zones montagneuses, Ă l’exemple de BeĂŻnen, Tassala, Tassadane Miner, Zareza, Hamla qui sont les plus dĂ©favorisĂ©es, car leurs malades sont obligĂ©s de parcourir de longues distances pour se faire soigner et les dĂ©penses sont vraiment excessives. L’ouverture d’urgences nocturnes au niveau de certaines polyclinique a mis du baume au cĹ“ur des habitants de ces rĂ©gions qui y voient l’espoir de lendemains meilleurs et c’est tout le mal qu’on leur souhaite. Les habitants de ces contrĂ©es rĂŞvent de maternitĂ©s oĂą seraient affectĂ©es des sages-femmes car les accouchements demeurent le grand problème de ces rĂ©gions. De nuit, les habitants de ces territoires isolĂ©s Ă©prouvent de grandes difficultĂ©s pour trouver un moyen de transport adĂ©quat pour ces femmes, et gĂ©nĂ©ralement elles accouchent en cours de route. Certaines familles continuent de faire appel aux vieilles femmes pour l’accouchement des futures mamans plutĂ´t que de prendre le risque de perdre Ă©pouse et enfant. Aussi, selon les citoyens de ces rĂ©gions dĂ©shĂ©ritĂ©es, l’ouverture de maternitĂ©s devrait ĂŞtre l’une des prioritĂ©s de la DSP de Mila, et de ce fait ils souhaitent de tout cĹ“ur que les responsables exaucent leur voeu. Seront-ils entendus un jour?
La santĂ© dans la wilaya de Mila est convalescente mais son Ă©tat s’amĂ©liore du jour en jour, la preuve en est l’ouverture d’un centre de dĂ©pistage de la tuberculose Ă Ferdjioua, la rĂ©ouverture de plusieurs centre de soins autrefois fermĂ©s, mais Ă©galement un vaste programme de rĂ©alisation de nouvelles structures qui viendront renforcer celles dĂ©jĂ existantes.