Caricature Sidou
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| Bouharoun, PORT de pĂȘche |
| Mauvaise gestion caractérisée |
| 4 Avril 2009 |
Le port de pĂȘche de Bouharoun, dans la wilaya de Tipasa, connaĂźt une crise de gestion, malgrĂ© les nombreuses opĂ©rations de rĂ©habilitation dont il a bĂ©nĂ©ficiĂ© depuis 2005. Cette infrastructure portuaire pour laquelle une enveloppe de 12 milliards de centimes a Ă©tĂ© dĂ©bloquĂ©e pour sa remise Ă niveau continue de subir les alĂ©as d’une "mauvaise gestion", selon le wali de Tipasa qui a donnĂ© des instructions fermes et un dĂ©lai de 8 jours pour la remise Ă niveau. S’adressant aux responsables de l’entreprise chargĂ©e de la gestion du port (EGPP), aux Ă©lus locaux ainsi qu’aux reprĂ©sentants de la chambre de pĂȘche et aux pĂȘcheurs eux-mĂȘmes, le chef de l’exĂ©cutif a rappelĂ© que depuis 2005, de nombreuses opĂ©rations ont Ă©tĂ© menĂ©es au niveau du port dont prĂšs de 100 millions DA pour le dragage des bassins, le dĂ©capage des terre-pleins, l’amĂ©nagement des quais, la rĂ©cupĂ©ration des eaux usĂ©es qui se dĂ©versaient Ă mĂȘme le port, entre autres opĂ©rations et travaux d’embellissement. Le wali a Ă©galement dĂ©plorĂ© le fait que, selon lui, les responsables de la chambre de pĂȘche n’aient «fait aucun effort pour inciter les revendeurs de poissons Ă utiliser la poissonnerie rĂ©alisĂ©e sur site, grĂące Ă une enveloppe de prĂšs de 3 millions DA». Ces revendeurs exposent leurs cageots toujours Ă mĂȘme les trottoirs sous prĂ©texte que «les produits ne se vendent pas quand ils sont exposĂ©s sur les Ă©tals» mis Ă leur disposition Ă l’intĂ©rieur de la structure. Une seconde poissonnerie Ă©quipĂ©e d’une chambre froide rĂ©alisĂ©e par l’agence de gestion et de rĂ©gulation fonciĂšre urbaine, elle aussi achevĂ©e, attend toujours preneur. Par ailleurs, les travaux de confortement de la principale jetĂ©e du port seront achevĂ©s en juin prochain, a indiquĂ© de son cĂŽtĂ© le directeur des travaux publics.
D’autre part, les Ă©lus de la commune de Bouharoun ont Ă©tĂ© interpellĂ©s sur la situation des restaurants rĂ©alisĂ©s dans l’enceinte du port sur budget communal et qui continuent Ă profiter Ă des exploitants privĂ©s qui refusent de participer Ă l’entretien des quais qu’ils ont transformĂ©s en parking et activitĂ©s lucratives Ă leur seul profit. Sur ce point, le wali a donnĂ© des instructions relatives Ă l’interdictiion des vĂ©hicules sur les terre-pleins du port qui ont, dĂ©jĂ fait l’objet d’une opĂ©ration de rĂ©habilitation. Le chef de l’exĂ©cutif a, en outre, proposĂ© d’installer des chantiers de travaux d’utilitĂ© publique de haute intensitĂ© de main d’oeuvre (Tup Himo) confiĂ©s Ă de jeunes chĂŽmeurs pour l’entretien et le nettoyage des parties communes du port afin de rendre ce lieu, trĂšs prisĂ© par les visiteurs, salubre et digne d’abriter des restaurants et autres poissonneries. Soulignons que le port de Bouharoun abrite une flotte de 25 chalutiers, 53 sardiniers et 125 petits mĂ©tiers employant 1425 personnes, produisant quelque 9.700 tonnes de poissons par an.
Par : APS
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