Le Tribunal arbitral des sports (TAS) de Lausanne qui a été destinataire de la part de la FAF d’une lettre le 7 octobre dernier dans laquelle il sollicite cette instance juridique internationale de lui envoyer d’urgence les motivations de la sentence du 29 septembre dernier, vient de répondre à l’instance fédérale algérienne en lui précisant que la dite sentence « ...est exécutoire dès la communication écrite du dispositif».
Ce qui veut dire que la FAF ne doit pas attendre les motivations pour appliquer cette sentence. Contacté à Monrovia où, il se trouve en compagnie de l’équipe nationale algérienne de football qui jouera aujourd’hui face au Libéria son dernier match du 2eme tour du mondial et de la CAN 2010, le président de la Faf, M. Abdelhamid Heddadj refuse de commenter cette dernière lettre du TAS : «Je suis en mission officielle avec l’équipe nationale pour un match capital et je ne voit pas pourquoi je dois répondre aujourd’hui à cette lettre… ».
C’est ce qu’on appel une fuite en avant.
Dans sa lettre à la FAF, le TAS de Lausanne écrit : « j’accuse réception de la télécopie de l’appelant du 7 octobre 2008, dont copie jointe à l’attention de l’intimée.
A la requête de l’appelant et au nom du Président de la Formation arbitrale, je confirme par la présente que la sentence dont le dispositif a été rendu par le TAS le 29 septembre 2008 est d’ores et déjà exécutoire, comme l’établi très clairement le texte de l’art. R59 du Code de l’arbitrage en matière de sport qui stipule notamment que : « La Formation peut décider de communiquer aux parties le dispositif de la sentence avant la motivation. La sentence est exécutoire dès la communication écrite du dispositif ».
Le texte est signé Pauline LIEVRE, conseillère auprès du TAS.
A rappeler que le 5 octobre dernier, le Bureau fédéral a publié un communiqué dans lequel il précise qu’il « a débattu de tous les aspects liés à l’application de la sentence et soucieux de respecter les textes réglementaires régissant le football national, avant de décider , conformément au droit qui lui est reconnu et conscient des intérêts de toutes les parties concernées par l’affaire y compris ceux du RC Kouba a arrêté la décision de : Solliciter du TAS de Lausanne l’envoi d’urgence des motivations de la sentence du 29/09/2008, épuiser toutes les voies de recours légales et Chargé le Président de la FAF , dans l’intervalle de la réception des motivations relatives à la décision du TAS du 29/09/2008 et de l’épuisement des voies de recours d’examiner avec toutes les parties concernées la mise en œuvre de la solution la plus appropriée et a même de préserver les intérêts des parties. ». Avant cette lettre du TAS, le président de la FAF a proposé au président du RC Kouba une année blanche avant d’intégrer l’an prochain l’élite. Ce à quoi, le président du RCK a répondu : le président de la Faf m’a demandé de passé une année blanche sauf en Coupe d’Algérie, mais « Je dois avant tout consulter les membres de l’assemblée générale qui m’ont élu président du club. Le président de la FAF consulte dans ce genre d’affaires son bureau et j’estime que moi aussi, je ferais de même. ».
Mais, avec cette dernière lettre du TAS qui réconforte le RCK dans ses droits, il est évident que les donnes changent et ainsi le président Rebrab ne va sûrement plus solliciter les membres de l’assemblée générale du club pour une année blanche du moment que la situation est encore plus claire avec cette dernière missive du TAS à la FAF. L’instance fédérale algérienne se retrouve, une fois de plus, devant le fait accompli…
S. B.
Par : Saïd B.